[Test] Assassin’s Creed IV : Black Flag

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Mon premier jeu PS4, ça va être trop beau et tout ! Bon ce n’est pas forcément vrai, Assassin’s Creed IV : Black Flag étant un jeu cross-gen, mais disons que la transition entre PS3 et PS4 est faite de manière assez douce avec ce nouvel Assassin’s Creed. Le troisième volet avait été un peu décevant à mes yeux (les villes moroses…), la faute au rythme annuel des sorties ? Ce quatrième opus baigné dans la piraterie a attiré ma curiosité, avec un décor très coloré, et un personnage principal avec un charisme plus affirmé. Résultat des courses dans la suite.jack_sparrow
Avec AC IV, Ubisoft casse l’habitude de nous introduire avec un descendant plus récent, puisque cette fois, on remonte d’un cran et incarne Edward Kenway (le grand-père de Connor d’AC III), un corsaire qui veut vivre sa vie librement et confortablement. Naturellement, il devient pirate, capitaine du Jackdaw, et par la suite devient Assassin malgré lui. Le jeu se déroule pendant l’Âge d’Or de la Piraterie, sans être trop stéréotypé non plus, basé sur des faits historiques. C’est un contexte plus qu’autre chose, mais l’univers est donc d’autant plus riche.

Contrairement à AC III, j’ai trouvé le scénario plus appétissant dans Black Flag, non pas parce que je trouve la révolution américaine ennuyeuse, mais parce qu’il est déjà moins bancal. J’ai réussi à suivre toute l’histoire sans difficultés, ce qui n’était pas forcément le cas dans le volet précédent. Toute cette histoire avec Desmond commençait à être compliquée, et même si on retrouve des éléments similaires ici, c’est bien moins confus, donc plus agréable. Edward Kenway est un personnage qui, comme je le disais, a un certain charme, et une personnalité plus flamboyante. La plupart des missions proposées sont réussies (et on peut même les noter, un coup de génie pour aider les développeurs) et relativement variées, même si on a toujours ces inévitables missions de filature (à pieds ou en bateau) qui, excepté si elles se finissent en assassinat, on perdu leur intérêt depuis le temps. Certaines missions sont vraiment bien foutues avec de l’action à tout va, ou avec de l’infiltration (ce que j’adore), et c’est sans compter les missions effectuées à bord du Jackdaw (parfois là aussi de la filature, qui l’eut cru ?) – une bonne variété, en somme.

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Le gameplay reprend les bases des jeux précédents, et on commence le jeu avec toutes les capacités (mais pas tout l’équipement), ce qui permet de s’amuser assez vite en terme de parkour sans être surpuissant. On peut désormais viser avec les pistolets, une addition très appréciable. Le côté infiltration a été renforcé et se révèle assez peu frustrant, et est au contraire jouissif.  Au fil du jeu, on récupère de nouveaux équipements, et on peut en confectionner également (les ingrédients sont obtenus en chassant) à la manière d’un Far Cry 3, ce qui donne une bonne progression, et renouvelle les méthodes pour tuer les ennemis. Le Jackdaw peut être amélioré sur de nombreux aspects : les canons, la coque, le stockage, la capacité d’équipage, et beaucoup d’options quant à l’apparence du navire (la barre, les voiles, la figure de proue). Personnellement, les voiles en cuir tout noir, j’adore ! Edward aussi est personnalisable avec de nombreux costumes et différentes armes – à vous de trouver l’apparence du parfait pirate. On peut également piller des navires en mer afin d’obtenir des ressources pour améliorer le Jackdaw. Ces navires peuvent ensuite être envoyés dans la flotte de Kenway afin d’effectuer des missions (du transport de marchandises) dans le monde entier. Un élément perturbant au début mais qui permet de s’enrichir un peu plus.

Les décors sont très vivants, que ce soient des villes ou des îles inhabitées, ce qui rend leur exploration plaisante. Les petits villages ainsi que les forts se ressemblent mais les grandes villes sont plus uniques et une vue d’ensemble depuis un point de synchronisation le confirme. Les plantes réagissent au vent et aux mouvements d’Ewdard quand il s’y cache, et les coups de tonnerre sont fantastiques, notamment lorsqu’on est en mer. Les bâtiments ne sont pas du niveau de la Renaissance mais sont néanmoins plus beaux que ce qu’on a pu voir avec Connor, un très bon point. Un autre bon point est la musique qui ne sera pas sans rappeler Pirates des Caraïbes, et d’autres musiques d’ambiances très réussies. La grosse addition est celle des chants de marins que l’équipage du Jackdaw se met à chanter quand on voyage, rythmant les diverses expéditions en mer, avec notamment l’excellent « ‌Drunken Sailor‌ », ce qui permet une immersion très convaincante, même si les quelques bugs du jeu l’empêchent d’être parfaite.

Assassin’s Creed IV est donc un jeu qui réussit son pari avec son univers pirate plutôt réussi et complet. Ubisoft et ses nombreuses équipes ont su prendre en compte les critiques sur AC III afin de créer une suite qui offre une expérience de jeu globale bien plus satisfaisante pour ce qui est du gameplay, des décors ou des personnages, avec un Edward qui a de la gueule. Je ne sais pas ce que Ubisoft a de prévu pour la suite mais en tout cas, ce jeu ne déçoit pas et je vous recommande de jouer à Assassin’s Creed IV : Black Flag, surtout si vous n’avez pas été emballés par Assassin’s Creed III – vous risquez d’être surpris. 😉

Piratement vôtre,
À plus !

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