[Séance ciné] Interstellar

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Alors comme ça le prochain long-métrage de Christopher Nolan est sorti ? La science-fiction, c’est mon truc, ça ! Je me suis évité tout spoiler possible sur ce film, cette critique en fera autant. J’ai eu le plaisir de voir Interstellar en IMAX, ma première séance dans ce format d’ailleurs, ce qui ne m’a pas déçu. Bon allez, on va voir tout ça, 3… 2… 1… décollage !wouldntyouliketoknow

Pour faire simple et sans révéler quoi que ce soit, le scénario se résume à ceci : la Terre va mal. Ce n’est pas l’apocalypse, mais il est de plus en plus difficile d’y vivre. De ce fait, les humains cherchent un nouvel endroit où vivre, dans une toute autre galaxie. Une équipe est envoyée pour trouver cette Terre Promise, à des années lumières de leur planète ; une mission incroyable, un voyage formidable… Voilà, c’est vraiment le minimum que je puisse dire. On va passer dans le vif du sujet.

Par où commencer ? Tellement de choses à dire, tellement de choses à ne pas dévoiler… Le jeu d’acteur est formidable, avec quelques acteurs bien connus par Christopher Nolan, et menés par un Matthew McConaughey toujours aussi grandiose. C’est un acteur que j’aime beaucoup, et après l’avoir vu dans Dallas Buyers Club, Mud, ou encore True Detective, il revient pour nous en mettre plein la vue. Il est entouré d’un casting solide (que je ne vais pas dévoiler, l’ayant découvert moi-même au cours du film) et l’ensemble délivre une performance de très haut niveau. Ah, les larmes n’étaient pas loin par moments, et ce n’est pas facile de me faire larmoyer ! Loin d’être un bête film de science fiction, il y a un engagement émotionnel qui se forme, autant au niveau des personnages, que de l’ambiance…

L’ambiance est bien sûr décrite par l’atmosphère des décors, sur Terre ou ailleurs… On n’est pas dépaysé sur notre planète bleue, mais lorsqu’on s’en éloigne, c’est une toute autre histoire. C’est un autre monde, et ce monde est magnifique. Le travail sur les lieux extra-terrestres, que ce soit un grand vide ou une énorme planète, est spectaculaire. Je ne vais rien spoiler, mais Gargantua est majestueux, un véritable festin pour les yeux. Putain que c’est beau, l’espace. Et effrayant. Les lois de la physique le sont tout autant, ce qui rend le tout fascinant à voir, écouter, et, peut-être, comprendre. Interstellar ne nous balance pas des centaines de théorèmes à la minute, je vous rassure, c’est subtil et bien dosé, juste assez pour avoir l’impression d’être intelligent.

Pour ce qui est du son, c’est un chef-d’œuvre de Hans Zimmer que nous avons là. Je ne suis pas fan de toutes les bandes-sons de Zimmer mais celle-là est particulièrement réussie, notamment grâce à l’utilisation d’orgues (vous savez, les énormes pianos dans les cathédrales) qui crachent des sonorités divines, accompagnés bien sûr d’un orchestre derrière – ce qui n’est pas sans rappeler quelques travaux de Philip Glass. J’ai ressenti à plusieurs reprises des hommages et clins d’œil à 2001 : L’Odyssée de l’Espace de Stanley Kubrick, que ce soit au niveau de la musique ou de certaines séquences du film lui-même. Bon je ne tournerai pas autour du pot 68 fois : cette OST est excellente, et pour éviter tout spoiler, elle n’est que disponible à partir du 17 novembre, ce que je trouve très bien mais frustrant lorsqu’on a vu le film et cherche désespérément à en réécouter les morceaux. Les effets sonores sont également bien travaillés, avec le silence absolu dans l’espace (les gens dans la salle qui arrêtent de creuser dans leur pop-corn pour apprécier le silence, c’était bien), et globalement, avec le système sonore en IMAX, ça en foutait plein les oreilles !

Le scénario est difficile à discuter sans révéler de séquences particulières, mais je peux dire que j’ai trouvé le rythme bien adapté au sujet, sauf qu’il était un poil accéléré sur la fin. De ce fait, on se retrouve un peu coupé dans nos émotions pour passer à la suite, mais je vous rassure, cela ne ruine en rien l’expérience, on se sent juste un peu arraché de nos émotions pour en passer à d’autres, si cette image n’est pas trop ambiguë. Le thème de la science fiction n’est pas toujours aisé mais est bien maîtrisé à mes yeux pour Interstellar, grâce à un savant mélange de réalisme et fantastique… enfin, beaucoup de choses sont théorisées dans des livres de physique, donc cela reste crédible, bien qu’extra-ordinaire.

Interstellar a fait beaucoup de vagues, de grandes vagues, et je le sais sans même m’être réellement informé au préalable sur le film, ce qui en dit long sur l’anticipation du public. Pour moi, ceci est une expérience formidable grâce à des prodigieux acteurs, des images bluffantes et une bande-son saisissante. L’ensemble, en IMAX s’il-vous-plaît, a été un vrai plaisir cinématographique que je ne peux que recommander à tout le monde, petits et grands. Avoir un brin de curiosité, ça aide aussi, bien entendu. Bon et puis Matthew McConaughey, ai-je vraiment besoin d’en dire plus ? Sa façon de parler est captivante, tout comme l’est Interstellar.

Relativement vôtre,
À plus !

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