[Séance ciné] Seul sur Mars

Illustration d'article

Les films dans l’espace c’est sacrément cool, et ça, Ridley Scott veut nous le faire savoir à travers son nouveau film, Seul Sur Mars (titre original : The Martian), qui n’a nul autre que Matt Damon à l’affiche. Alors oui, c’est une adaptation d’un livre, comme c’est souvent le cas ces derniers temps, mais quand l’histoire vaut la peine d’être racontée, pourquoi pas ? Ça peut même donner envie de lire le bouquin, ou ouvrir nos horizons. Pour le coup, on embarque le vaisseau spatial Hermes direction Mars !

matt_damon_whoop
Survivre sur Mars ? Je veux voir ça !

Le film nous raconte l’histoire de l’équipage de la mission Ares III, un groupe de six personnes en mission sur Mars pour récupérer des échantillons de la planète rouge, mais lorsqu’ils sont en train de gaiement récupérer de la poussière, une violente tempête s’abat sur leur campement, les obligeant à interrompre la mission et à décoller de toute urgence. Tout le monde arrive à rejoindre la navette, excepté Mark Watney qui est perdu au sein de la tempête. Laissé pour mort, il doit trouver un moyen de survivre et contacter la Terre pour qu’il puisse être sauvé… sur une planète sans vie à une centaine de millions de kilomètres de chez lui. Sans pression.

Je suis peut-être bon public mais j’ai une certaine fascination pour les films qui traitent de l’espace. Sunshine, Interstellar, Moon ou encore Gravity sont des films que j’apprécie particulièrement. D’ailleurs vous retrouverez des acteurs ayant participé dans ces films ici ; il faut croire que l’espace les fascine aussi. Matt Damon est très bon dans le rôle de Mark, et arrive à nous donner le sourire même quand la situation semble désespérée. Ici un botaniste, le personnage de Watney est très convaincant. Cependant si je puis me permettre d’ajouter un bémol à la portée, j’ai trouvé qu’au cours du film, il manquait un peu de quoi nous faire ressentir la psychologie de la situation, la solitude et l’isolation de l’astronaute. Peut-être est-ce dû aux scènes avec la Terre, qui entrecoupent cette solitude, pourtant bien nécessaires pour faire avancer le scénario.

L’histoire est bien rythmée et je pense qu’il sera difficile de s’ennuyer devant ce film, à moins d’être vraiment blasé. On est sur Mars, quand même ! L’ingéniosité de Watney est remarquable, j’ai adoré suivre ses journées à élaborer des projets pour survivre et communiquer avec la Terre, le tout saupoudré de science aux petits oignons. C’est un peu un MarsGyver… Oui bon c’était nul, passons. Pour recouper avec ce que je disais sur la psychologie du film, j’ai trouvé que sur la fin les jours passaient vraiment vite et qu’il était difficile de ressentir ce temps qui passe… J’ose espérer qu’une director’s cut pointera le bout de son nez pour nous en dire un peu plus. Cela dit je n’ai pas trouvé le film trop long ou trop court, malgré ses 140 et quelques minutes.

Mars est une merveilleuse planète et elle nous le montre à travers des plans de sable rouge. J’aurais aimé quelques plans contemplatifs en plus, juste histoire de marquer le coup, mais il y a de quoi se régaler, pas d’inquiétude. La photo est en générale soignée, mais se retrouve aussi mélangée à des séquences GoPro, donc à vous de voir si c’est une forme de direction photo qu’on peut apprécier. Les effets spéciaux sont quant à eux tout à fait crédibles. Le combo des flammes et de la fumée d’une fusée qui décolle est quasi surréaliste, mais également satisfaisant, et le bruit l’est tout autant. Avec une musique signée Harry Gregson-Williams, c’est bien entendu un petit chef-d’œuvre qui ne prétend pas être plus que ce qu’il est. On a également des morceaux discos çà et là, vous verrez bien pourquoi. Bien que la musique du film ne soit pas typiquement une musique “spatiale”, ces morceaux funky cassent un peu les codes et donnent un ton plus léger à l’ensemble, et puis ça remonte le moral !

Je craignais que la bande-annonce m’avait dévoilé trop d’éléments clés du film, mais finalement je suis ressorti content de ma séance. Une planète habitée par un seul humain, et pourtant on sourit, on est touché, on est choqué… Matt Damon signe une très belle performance en tant que martien, et prouve qu’il est bien capable de jouer à l’astronaute. Avec un scénario pas trop lourd, un décor qui a de la patate, un personnage central sincère et de la science en plus, j’ai pris mon pied et je recommande ce film, qui se voit doté de mon approbation.

Martiennement vôtre,
À plus !

Catégories :