[Test] Assassin’s Creed Origins

Cassant le rythme annuel des six opus majeurs précédents, Ubisoft a décidé de laisser respirer la licence Assassin’s Creed afin de donner à ses équipes de développement une année supplémentaire. On se retrouve avec Assassin’s Creed Origins, enraciné dans l’Égypte Antique. Un retour aux sources, autant pour la licence que les développeurs. Est-ce que cet épisode redonne vie à une licence en manque de souffle ? Montez sur votre chameau, on va voir ce que l’Égypte nous réserve !


Le jeu nous met dans le rôle de Bayek, un Medjay, protecteur de l’Égypte. Il est en quête d’assassiner des personnes de pouvoir corrompues, avec l’aide de sa femme Aya. Ils sont tous deux redoutables mais découvrent que leurs cibles font partie d’un groupe plus vaste qui manipule et corrompt le pays. Le couple est alors contraint de se rendre dans les différentes régions afin de trouver leurs cibles et obtenir justice pour la population, et vengeance pour eux-mêmes.

Le scénario de Origins est simplifié dans le sens où on a une histoire de vengeance qui motive notre protagoniste à travers l’aventure, tout en nous révélant une trame plus vaste au travers des cibles des assassinats, en immersion dans les cultures égyptienne et grecque antiques, avec un poil de romains. Les éléments qui amènent la formation de la confrérie sont également mis en place de manière subtile, et rattachent ce jeu à ses prédécesseurs – dont le logo, qui n’est pas anodin ! Cependant, on n’échappe pas à quelques séquences dans le présent (heureusement peu nombreuses), et quelques monologues des Précurseurs, de la Première Civilisation, qui nous rappellent la métahistoire, de moins en moins mise en avant au fil des jeux de la licence.

Le gameplay a bien profité de cette année de développement additionnelle, puisque c’est un savant mélange entre ce que l’on connaît déjà, ainsi que des nouveautés (et simplifications ! on en en Égypte Antique après tout) qui rendent les combats plus intelligents (des ennemis moins cléments qu’avant), avec un système de collisions localisées, qui donne aux points de vie tout leur sens. Le côté RPG est aussi plus poussé (The Division est passé par là) avec un niveau du personnage, un arbre de compétences et surtout des équipements variés avec un niveau, une qualité et des attributs comme « Coup critique » qui permettent d’avoir un avantage particulier. La fabrication est également de la partie, avec la possibilité d’améliorer son équipement avec des matériaux, ou améliorer ses armes chez un forgeron (pour les mettre au même niveau que Bayek). On peut donc garder une arme favorite à jour au fil de notre progression, ce que je trouve bien pratique avec mon épée empoisonnée !

Il y a une tonne de quêtes annexes (largement de quoi s’occuper après la fin du jeu) pour débloquer de nouveaux équipements, monter en niveau et découvrir de nouvelles régions du pays, qui est très vaste, non pas seulement grâce à son désert, diablement ravissant, dont on profite avec le Mode Photo. Ajoutez à cela l’utilisation de Senu, le fidèle aigle de notre protagoniste, pour avoir un autre point de vue de ce beau monde (principalement en fonction d’éclaireur), et vous aurez de quoi plaire à vos rétines. Bayek est d’ailleurs un excellent grimpeur : il peut gravir tout et n’importe quoi, même une falaise d’apparence plane, de quoi rendre jaloux Tom Cruise dans Mission : Impossible II. Plutôt pratique, vu l’étendue de l’Égypte et les points de synchronisation surélevés.

Le personnage de Bayek est torturé par son passé, motivant sa quête de vengeance. Il n’est cependant pas juste un assassin, c’est aussi un mari et un Medjay, d’une compassion rare. Les deux facettes sont exprimées dans le jeu et donnent beaucoup de profondeur à son personnage. Son sourire en coin est omniprésent et presque irritant mais illustre aussi sa personnalité : un peu joueur, un peu farceur. Sa femme Aya est moins dans cette veine mais leur complicité est évidente. On appréciera qu’elle soit représentée en tant qu’égale à son mari, forte et déterminée, élevée au titre de déesse par ses alliés, et non pas une simple acolyte. On croise de nombreux personnages, certains un peu plus connus que d’autres, pour former un ensemble de tous les chemins de la vie, que la cause du couple rassemble.

La musique du jeu est excellente et enivrante, particulièrement les musiques des menus et du mode éclaireur (avec Senu donc). C’est un mélange réussi entre musique orchestrale et synthétique, qui reprend les sonoritées typiques des œuvres égyptiennes, sublimant notre expérience. Bien que le désert prenne une portion immense de la carte (qui est énorme) avec ses divers reliefs, les villes sont non-négligeables avec tout le savoir-faire égyptien et/ou grec de l’époque… Les palais et villas sont tous plus somptueux les uns que les autres, et les temples regorgent de détails. Alors, certes, ça se répète un peu mais globalement l’architecture est variée et magnifique à admirer. Je ne sais toujours pas lire un hiéroglyphe mais c’est beau à voir !

Pour répondre à ma question en introduction : oui, ce volet donne un souffle nouveau à la licence. Avec un système RPG complet et un arsenal qui donne de nombreuses possibilités, les combats sont plus engageants. L’infiltration est largement faisable (à mon grand bonheur) et c’est un malin plaisir de réussir une mission sans être détecté (voire sans tuer qui que ce soit, si possible). Les compétences de Bayek sont pour la plupart utiles pour jouer avec son style de jeu propre. L’Égypte est belle sous tous les angles, et son côté pluriculturel n’est pas oublié. Avec une histoire bien développée et les quêtes annexes, on a de quoi faire pendant plus d’une trentaine d’heures minimum, sans trop forcer. C’est un jeu réussi, esthétique et plaisant. Et en cas d’ennui, les DLC sont là pour vous occuper ! AC Origins est disponible dès maintenant, et il vaut son pesant de cacahuètes !

Originalement vôtre,
À plus !

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