[Test] Assassin's Creed Unity

Que d’excitation, que de surprise, un nouvel épisode pour la saga avec Assassin’s Creed Unity, joie ! Le tout qui se déroule dans notre belle Paris à l’époque de la Révolution ? Hé bien, c’est qu’il y a de quoi envoyer du lourd avec tout ça. Encore faut-il réussir la cuisson à la perfection… Alors Ubisoft, as-tu réussi ta recette ?

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Vraiment, Ubisoft ?

Unity nous plonge dans l’histoire d’Arno, un jeune français né dans la haute société de l’époque. Sans vouloir vous spoiler le peu de scénario, c’est une histoire de vengeance qui se met en place à la veille de la Révolution Française.

Par quoi je commence ? Bon on attaque le scénario, comme ça c’est fait. J’ai été frustré tout du long, je n’ai pas senti de trame particulière. L’histoire de vengeance n’est qu’en arrière-plan. Le tout m’a semblé très décousu, et cela n’est pas aidé par la quantité incroyable de missions secondaires et d’objets à la con à récupérer qui m’ont fait diverger plus d’une fois (la carte en est totalement illisible…). Au cours de l’aventure on croise un certain nombre de personnages pour ne les revoir qu’une ou deux fois, en général, et on ne s’attache à aucun personnage, ni même Arno et son histoire, et cette dernière n’est qu’une excuse pour jouer à faire encore et encore les mêmes choses. Le scénario est donc, à mon sens, très plat.

Arno est en réalité un Ezio next-gen, c’est de la redite pure et simple, avec une “ancre amoureuse” qui est interprétée par Élise, son amie d’enfance et amante, malgré leurs divergences d’opinions. Tous les personnages sont au second plan et ne viennent jamais vraiment faire avancer l’histoire, à l’exception de deux ou trois moments avec Élise. Ceci est d’autant plus frustrant pour un jeu qui se déroule dans une époque aussi riche que la Révolution Française, qui est ici sous-exploitée, et presque ignorée. Alors quand on est français, on a la véritable impression qu’on se fout de notre gueule.

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Pour ce qui est du gameplay, il a été réinventé : parkour, combat, infiltration… Mais le parkour a beau être plus fluide, il est toujours frustrant avec Arno qui s’accroche n’importe où, même si on peut apprécier la touche pour monter et l’autre pour descendre, avec des nouvelles animations fluides et inutiles (trop de galipettes tuent les galipettes). Le combat est quant à lui tout autant décevant, sans nouveauté, à part de nouvelles animations quand on achève un ennemi. Ennemi qui possède une intelligence artificielle magique pour nous détecter et nous viser avec son mousquet. L’infiltration est la petite lueur d’espoir du jeu, mais avec l’I.A. des ennemis, on se fait repérer quasiment tout le temps, et malgré la possibilité de se mettre à couvert et de s’accroupir, on ne peut pas cacher les corps ou attirer les ennemis en sifflant. Un pas en arrière, si vous voulez mon avis…

La musique s’est faite assez discrète dans cet opus je trouve, avec une ambiance qui se détache un peu trop de l’époque (contrairement à Assassin’s Creed II et sa musique de style Renaissance). Je dois admettre qu’elle n’est pas mauvaise, avec quelques sonorités qui ne sont pas sans rappeler Deus Ex Human Revolution, que j’ai beaucoup aimé, mais bon, rien qui m’ait vraiment saisi. Graphiquement, on commence à sentir qu’on est sur next-gen, mais le jeu n’est pas toujours fluide et les bugs ne sont pas rares, donc on commence à être sur la bonne voie mais je pense qu’il est possible de faire mieux…

Pour résumer, AC Unity est pour moi un épisode qui montrait un réel potentiel avec un contexte historique très complet et intéressant, qui se voit totalement ignoré et mal traité. Le gameplay avait l’air plus propre mais se révèle être irritant malgré tout. En gros, le jeu m’a frustré quasiment tout du long. Le seul élément que j’ai vraiment apprécié est la coopération avec un ami, et encore le nombre d’ennemis qui nous sautent dessus reste hallucinant et vexant à souhaits. Allez Ubisoft, pondez-nous un jeu digne de ce nom avec AC Victory…

Révolutionnairement vôtre,
À plus !

P.S.: Merci à mon frère pour le cadeau !

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