[Test] PaRappa The Rapper Remastered

En 1996 sortait un petit jeu sur la PlayStation, aux apparences cartoon et au gameplay musical façon rap. Vingt ans après, il est de retour sur PS4 avec un petit Remaster, je parle de PaRappa The Rapper Remastered, bien entendu ! N’ayant que fait la démo sur la PlayStation à l’époque, je peux enfin vivre l’expérience PaRappa dont beaucoup parlent avec nostalgie, remise au goût du jour pour la PS4. Kick! Punch! On va voir si on a le bon flow !
PaRappa The Rapper nous présente un monde avec des animaux et objets anthropomorphiques de l’épaisseur d’une feuille de papier, au sein d’un monde urbain coloré en trois dimensions. PaRappa est un jeune chien rappeur qui cherche à impressionner son amie Sunny Funny, une fleur dont il est fou. Malheureusement, PaRappa n’a pas beaucoup confiance en lui, et quand il voit que Joe Chin, un riche chien un peu imbu de lui-même, impressionne Sunny, il décide de changer les choses afin de gagner son affection, en rappant. Comment y arriver ? Il suffit d’y croire !

Le scénario est relativement simple, cela n’est pas un secret. Cela dit, il y a vingt ans, ça suffisait amplement pour justifier les différentes étapes du jeu. PaRappa apprend donc le karaté, à conduire ou encore à cuire un gâteau, le tout en rappant, dans le but d’impressionner Sunny. Somme toute, c’est assez proche des histoires d’adolescents, encore aujourd’hui. Tout n’est pas logique, pour autant : il y a notamment certaines paroles qui ne font aucun sens, mais on ne le remarque pas car on doit se concentrer sur le rythme du jeu. Le plus bizarre pour moi aura été le fait de faire un gâteau au chocolat… avec des crevettes dedans, mais bon, pourquoi pas, c’est un chien qui rappe pour une fleur après tout. C’est mignon tout plein !

Pour ce qui est du gameplay, c’est un simple jeu de rythme : il faut appuyer sur la bonne touche au bon moment quand notre curseur passe sur une « note » (une des touches de notre manette). Si l’on réussit bien, on obtient un bon classement (Good ou Cool), sinon on rate (Bad ou Awful) et on se voit obligé de recommencer si l’on enchaîne les erreurs – rien de sorcier. Pourtant, ça ne marche pas aussi fluidement que l’on voudrait et c’est difficile à décrire. En effet, les trois premiers niveaux se font sans trop de mal en mode Normal (un mode Facile est disponible pour ces trois niveaux), mais bon sang que j’ai galéré sur le quatrième niveau ! Ma femme et moi en connaissions les paroles par-cœur à force de recommencer encore et encore. J’ai finalement réussi ce niveau en activant la vibration de la manette (ça aide), ainsi que la visualisation du battement (dans le menu), et mon petit secret : mettre le volume à zéro – miracle ! J’ai pu faire les niveaux 5 et 6 sans trop de difficulté, même si ceux-ci apportent une ligne de notes supplémentaire en haut de l’écran. On peut également faire du freestyle en appuyant sur des touches supplémentaires entre les notes, mais le timing est déjà tellement délicat de base qu’il est facile de se louper et retomber sur un score de zéro. Si je me fie à ce que je lis sur le web, le gameplay est en tous points identique à celui d’il y a vingt ans, tout aussi complexe.

Les graphismes de ce jeu ont été retravaillés pour un résultat très propre sur PS4, avec des textures nettes et des couleurs pétillantes. L’aspect feuille de papier des personnages est un peu étrange quand les membres du corps se plient mais on n’y prête pas trop attention. Globalement les phases de gameplay sont jolies, ainsi que les menus retravaillés (mais peu ergonomiques), c’est en fait tout le reste qui ne suit pas, et la raison est simple : ça n’a pas été remasterisé. Les cinématiques du jeu sont des vidéos upscalées intégrées dans un cadre qui prend environ deux tiers de l’écran, le reste étant un fond en mosaïque utilisé un peu partout dans les menus, avec de la place pour les sous-titres. Ceci est finalement une version plus propre de celle sortie sur PSP en 2007 (ce que nous confirment les crédits du jeu). J’aurais aimé un travail sur ces vidéos pour rendre le tout plus cohérent mais on devra s’en contenter – au moins le gameplay est agréable à l’œil !

Le jeu comporte six musiques de base (ainsi que huit remix en bonus) sur lesquelles on a le plaisir de rapper. La bande-son est ce qui fait la force de ce jeu, malgré des paroles un peu loufoques. Ne vous étonnez pas de chantonner « Kick! Punch! It’s all in the mind! » sous la douche car les morceaux sont accrocheurs et restent en tête un certain temps (pour ma part, ça fait trois jours, aidez-moi !). Le tout est assez enfantin et facile à aborder pour tous les joueurs, vétérans comme nouveaux-venus, au moins pour ce qui est des premiers niveaux.

PaRappa The Rapper est un jeu qui a marqué de nombreux joueurs, et dont le retour sur PS4 fera plaisir aux joueurs de l’opus original (mais la version PlayStation pourra suffire à retrouver les sensations d’antan). Les amateurs de jeux de rythme devraient y trouver leur compte, mais les mêmes soucis de timing toujours présents sont regrettables, donc finir le jeu ne sera peut-être pas à la portée de tous (comment un enfant de 6 ans pouvait y arriver il y a vingt ans me dépasse). Les graphismes mis à jour des séquences de gameplay sont appréciables, mais avoir le reste qui date de plusieurs années fait que l’on a l’impression d’avoir un demi-remaster sous les yeux, ce qui est vraiment dommage vu le bel univers coloré du jeu. Le fun des musiques est heureusement intact, mais il faudra faire preuve de persévérance pour venir à bout de la petite aventure proposée par PaRappa The Rapper Remastered. Bon maintenant j’attends de pied ferme Crash Bandicoot : N. Sane Trilogy, et récemment annoncée, la quadrilogie Jak & Daxter (la nostalgie m’aura toujours) !

Rappement vôtre,
À plus !

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