[Nostalgie] Lettre d’amour à la PlayStation

Il n’y a pas si longtemps que ça, Sony fêtait les 20 ans de la PlayStation, première de son nom. Pour ma part, c’était à Noël en 1997 que la console débarquait à la maison – un cadeau pour mon grand frère, initialement, dont je finirai par profiter de nombreuses heures, sur pas mal de jeux. Étant la première console de salon et étant tout juste âgé de cinq ans, j’étais assez excité mais je ne me doutais pas que vingt ans plus tard, de précieux souvenirs seraient formés… Si vous voulez bien me suivre, on va faire un saut en enfance, nostalgie au rendez-vous !


Tout d’abord je vous invite à redécouvrir mon son de démarrage de console préféré, envoûtant et puissant…

L’ordinateur familial à l’époque, un Macintosh, m’avait déjà initié aux joies vidéoludiques avec des jeux comme The Incredible Machine, que j’appelais naïvement « Le Laboratoire de Monsieur TIM », sur lequel j’adorais passer des heures avec mes frères et sœurs. Ceci m’a sûrement conditionné pour accueillir à bras ouverts la PlayStation, même si, à cet âge, je regardais surtout mon frère jouer (je le suppliais parfois), avec ses premiers jeux comme Rally Cross, Tekken et Crash Bandicoot 2 : Cortex Strikes Back. Au fur et à mesure, j’ai pu jouer par moi-même (notamment avec l’arrivée de la PS2, mais c’est une autre histoire) et découvrir de nouveaux mondes. Il y a de nombreuses aventures que j’ai malheureusement raté comme Rayman, Spyro, Tomb Raider, The Legacy of Kain ou encore Chrono Cross, mais avant d’avoir libre accès à Internet, le bouche à oreille et les magazines de jeux vidéo étaient la seule façon de découvrir un jeu, avant de devoir débourser 500 francs chez Micromania ! Bien que notre PlayStation ait vu passer beaucoup de CD, je vais me concentrer sur cinq jeux qui m’auront marqué dont j’aimerais vous parler.

Ah, Oddworld… Je crois que ma sœur et moi avions fini par exaspérer mon frère à force de lui demander d’y jouer. Ce jeu de plate-forme qui demande réflexion et réflexes dans un monde dystopique ne pardonne pas. Avec des centaines de Mudokons à sauver de l’empire industriel Glukkon, il faut explorer tous les recoins et ruser pour ne pas se faire massacrer par les Sligs, ces gardes impitoyables, avec un timing parfois très serré. L’Oddysée d’Abe est un jeu assez unique en son genre avec son style très particulier. Sa vision sombre où l’industrialisation écrase la population et l’environnement serait presque familière… Cependant, tout n’est pas encore désespéré. Avec son humour, son innocence et son optimisme, Abe contre-balance la vision sinistre du jeu, et on se dit que tout n’est pas perdu. Bien qu’il ne soit pas devenu une mascotte pour la PlayStation, on se souvient de son air amical… et ses flatulences. L’ambiance du jeu ne laisse pas indifférent et a attiré de nombreux joueurs, justifiant d’une suite (plus d’une, d’ailleurs), et même d’un remake complet disponible sur PS4, PS Vita et PS3, connu sous le doux nom New ‘n’ Tasty. Aimé par ses créateurs et ses joueurs, Abe a eu un bel impact sur la PlayStation, et représente une mascotte, certes non-officielle, pour cette console qui nous a fait découvrir Oddworld. Si vous êtes un fan de plate-forme et avez raté Oddworld, New’n’Tasty vous attend !

Prêté à l’époque par un ami de mon frère, The Legend Of Dragoon a été pour moi la première alternative aux Final Fantasy, dont je raffolais énormément. Ce qui est bizarre avec ce jeu, c’est que je me souviens très bien de la joie que j’ai éprouvé à y jouer, mais très peu du jeu lui-même. J’ai récemment acquis le jeu sur le PlayStation Store américain (pas de nouvelles en Europe…) en portage pour la PS3, et très peu de choses me semblaient familières, mais heureusement je vais pouvoir me replonger dedans ! Ce jeu a apporté un peu de nouveauté au genre avec ses formes Dragoon – similaires aux Limit Break de Final Fantasy, qui permettent de transformer un personnage pendant un combat afin de livrer des coups plus puissants. Et n’oublions pas les Additions, qui permettent de réaliser des combos si l’on appuie sur la touche Croix au bon moment. Enfin, ce qui m’avait surtout enchanté, c’était cette histoire dans cet univers vraiment bien écrit (à l’époque, en tout cas), et l’adolescent que j’étais était scotché à l’écran, curieux d’en découvrir toujours plus sur ce monde et ses personnages aux pouvoirs mystérieux. Un RPG comme on n’en fait plus, The Legend Of Dragoon est une relique d’une autre époque que je suis heureux d’avoir pu faire – et chanceux de pouvoir revivre à présent. Est-ce que j’étais aveugle aux défauts du jeu étant ado ? Peut-être, mais j’aime ce jeu, et je sais qu’il ne se vend pas à prix d’or pour rien…

Impossible de faire l’éloge de la PlayStation sans passer par Crash Bandicoot ! Alors que le premier jeu était relativement difficile avec son système de sauvegarde, le suivant a apporté un nombre de changements qui ont rendu l’expérience plus accessible, avec un univers déjanté et un gameplay moins frustrant. Cependant, à mes yeux, c’est avec Crash Bandicoot 3 : Warped que la série brille sur PlayStation. Avec une durée de vie plus que raisonnable, grâce aux gemmes et reliques à collectionner, aux pouvoirs à obtenir, aux niveaux à refaire ou même secrets… Crash 3 donnait vraiment du fil à retordre pour ceux qui voulaient finir le jeu à fond (au-delà de 100%, donc !). Il y avait plus d’une trentaine de niveaux, dont certains en moto. Il y avait tellement de diversité dans le gameplay et les mondes que l’on ne pouvait que se régaler ! Ce que je retiens par-dessus tout c’est un niveau avec un passage secret qui nécessite tous les pouvoirs pour faire un super long saut que seul mon frère arrivait à caler (ce beau gosse). Crash représente toute une génération, dans l’industrie et pour les joueurs, et ce n’est pas étonnant que les trois premiers volets soient prévus pour un remake dans Crash Bandicoot : N. Sane Trilogy (vivement le 30 juin !).

Vous souvenez-vous du démarrage de ce jeu ? Le logo Konami avec la petite mélodie de chorale ? Simple, belle et efficace, c’est une parfaite continuation de la musique de démarrage de la PlayStation… Je ne me doutais pas qu’elle serait annonciatrice d’un jeu, d’une saga, qui serait aussi incroyable. MGS, c’est un des grands noms de la PlayStation, un pionnier des jeux d’infiltration en 3D qui m’a fait découvrir et adorer le genre. Ce jeu a de nombreuses qualités qui en font un véritable classique. Non seulement le gameplay était totalement dingue pour moi à l’époque, mais la bande son (que j’écoute encore parfois à ce jour) est une vraie réussite. Alors oui, il semble que le thème soit un plagiat d’une œuvre de Sviridov, mais bon, cette musique reste malgré tout incroyablement puissante. Enfin, la qualité principale, c’est surtout une histoire qui nous aspire complètement du début à la fin, sans nous épargner les retournements de situation et révélations dramatiques… et quelques séquences inoubliables comme la salle de torture, ou encore l’évasion de la cellule de prison (surtout avec cette chère et tendre V.F. « J’suis pas une bleue ! »). Ah, bon sang, je regrette ne pas avoir eu de GameCube et le remake The Twin Snakes (de nos jours, il faut vider son porte-feuille pour l’acheter) pour me refaire ce jeu dans des conditions un poil plus confortables. En tout cas, Solid Snake aura eu une très belle carrière, en apothéose avec l’excellent Metal Gear Solid 4 – dommage que Big Boss n’ait pas pu profiter d’une fin aussi convaincante, MGSV manquant d’une narration qui porte le jeu. Avec la relation Kojima/Konami brisée, il faudra se contenter de vivre dans le passé…

Le voici donc, mon jeu favori de la PlayStation : Final Fantasy IX. Ce n’était pas mon premier FF, mais c’est certainement celui dont je garde les meilleurs souvenirs. On retrouve les thèmes communs de l’amitié, de sacrifice, et de lutte contre les forces du mal – comme toujours dans ce genre de jeu. Les raisons pour lesquelles ce Final Fantasy figure sur cette liste sont nombreuses, mais pour faire simple, je suis tombé fou amoureux de ce jeu. Le jeu commence avec une cinématique pré-calculée incroyablement belle pour cette époque, puis le gameplay introduit Djidane et ses amis avec un petit combat, dans une sorte de bateau. On découvre ensuite un Bibi perdu dans la capitale, aux allures médiévales mais modernes. Ces dix premières minutes sont tellement magiques, quel que soit le nombre de fois où je commence ce jeu. Mais tout le jeu l’est, et c’est ça qui est beau ! Des gens aux personnalités bien trempées rejoignent notre équipe improbable pour sauver le monde, et réaliser des quêtes annexes (Kweena et ses foutues grenouilles…), bien sûr. La quête du Paradis des Chocobos est fastidieuse mais quand on a dix ans, on a du temps et énormément de passion. Toutes ces années plus tard, je vois toujours Final Fantasy IX comme étant un des meilleurs RPG auxquels j’ai pu jouer. Peut-être n’était-il pas le plus innovant en son genre, mais qu’est-ce qu’il était réussi… Et ces musiques envoûtantes, un véritable régal. Djidane, Dagga, Bibi, Steiner, pour ne citer qu’eux : merci. Vous étiez fantastiques.

J’en vois déjà certains me dire « Mais il est fou ! Où est Final Fantasy VII ? », et oui, je ne l’ai pas oublié, mais malgré l’amour inébranlable que je lui porte, il n’a pas eu le même impact sur moi que son petit frère FFIX. Voici donc quelques mentions spéciales :

  • Les autres Final Fantasy sur PlayStation, VII et VIII (mon premier FF) sont de véritables perles que j’affectionne, marquant mes débuts de joueur « hardcore », avec des centaines d’heures au compteur pour chaque jeu (la réédition de Final Fantasy VI sur PlayStation n’y aura pas échappé non plus), chacun avec leurs histoire prenante, gameplay unique et musiques extraordinaires. C’était le bon vieux temps…
  • Crash Team Racing, le meilleur jeu de course sur PlayStation, ou meilleur jeu de course (arcade) tout court. Seul ou entre amis, ce jeu est un concentré de fun absolu que j’ai retourné dans tous les sens pour essayer de débloquer, en vain, N. Oxide en personnage jouable (c’est impossible mais quand on est jeune et naïf, on croit tout ce que l’on lit sur Internet).
  • Road Rash est un jeu de course de moto où il était possible de taper ses adversaires pour gagner, mais aussi de se faire arrêter par la police (les vidéos en prise de vue réelle sont de bon goût). Un jeu simple mais difficile à oublier.
  • Sled Storm est jeu de course de motoneige arcade. Je l’avais vendu pour acheter la PS2, puis mon frère me l’a racheté ensuite car sa suite sur PS2 n’était pas à la hauteur de mes attentes… Ce jeu a passé de nombreuses heures entre mes mains, été comme hiver.
  • Rogue Trip : Vacation 2012, un jeu de voitures un peu alien et totalement déjanté. Ce ne sont pas des courses mais des sortes d’arènes avec des objectifs à remplir (surtout des ennemis à détruire). J’y jouais souvent en co-op et j’y comprenais rien, mais on est quand même arrivés à la fin du jeu, enfin je crois…

Bref, la PlayStation a eu le droit à de très bons jeux comme on n’en fait plus, ce qui explique sûrement tous les remakes et remasters qui sortent sur PS4 ces temps-ci. Heureusement que des jeux comme Yooka-Laylee voient le jour, car cette bonne vieille époque me manque affreusement. Le fait de ne plus avoir de place sur ma carte mémoire, par contre, j’arrive à m’en passer… Enfin, tout ça pour dire merci à la PlayStation, une console qui a marqué une révolution dans le divertissement électronique, à mes yeux en tout cas. Et vous, quels sont vos jeux favoris sur cette bonne vieille PlayStation ?

Nostalgiquement vôtre,
À plus !

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