[Oreille musicale] Porter Robinson - worlds

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Ah, Porter Robinson. J’ai son âge, mais pas son talent. Depuis ses 18 an avec son single Say My Name, il n’a cessé de gagner en notoriété. Son premier EP, Spitfire, était composé d’electro assez violente bien que de belles mélodies s’y cachaient. Ensuite sortait Language, un single toujours très electro mais qui faisait vibrer avec l’émotion qui s’en dégageait. Le vent tournait. Sa collaboration avec Mat Zo sur Easy affirme ce style de musique aux ondes positives. Alors quand il a annoncé son premier album, worlds, avec quelques morceaux sur SoundCloud, j’étais très impatient. Cet album est un O.V.N.I. dans le monde electro actuel, un blizzard d’air frais que j’accueille à bras ouverts !

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Après des longs mois d'attente, l'album est dispo !

Porter nous avait annoncé qu’il voulait représenter en musique des illustrations de RPG japonais, entre autre. Cela a été sa source d’inspiration majeure : des décors fantaisistes et des univers colorés et mystérieux. Il est également devenu très attiré par le Japon, sa culture et ses emoji, comme celui-ci, présent sur la jaquette de son album : 【=◈︿◈=】. Si les morceaux mis en ligne avant la sortie sont de bons indicateurs, cet album va être une petite révolution.

L’album commence de manière vivante, et directement on se retrouve plongé dans un bain de bons sentiments, on a envie de fermer les yeux, sourire et écouter la musique. On se sent juste bien, enfin, c’est mon cas. On enchaîne les bons morceaux, tout est “pop” et donne envie de danser - ou s’allonger pour mieux apprécier, c’est au choix. Les mélodies sont accrocheuses, mais par-dessus tout elles sont magnifiques . Ça fait passer des émotions, ça parle à la personne qui écoute. C’est beau, quoi. Bon, à part une petite section chaotique dans le 11e morceau, mais c’est justifié par les paroles. Oui car les paroles des chansons racontent une histoire. Une partie de ces chants sont des vocaloids, des voix générées par ordinateur. Vous saurez les reconnaître, mais elles sont loin d’être mauvaises, bien au contraire. Et les petites sections plus ambiantes sont un vrai régal (surtout la #10, Sea of Voices, la première a avoir été dévoilée, est magique).

Là où c’est encore plus fort, c’est que les chansons arrivent à faire travailler notre imaginaire, avec des couleurs, des formes et des sensations. Je parle pour moi mais je pense que plus d’un sera d’accord. En plus de tout cela, techniquement, c’est parfait : poussé sans être démesuré. Tout est propre et maîtrisé, un vrai bonheur pour les oreilles. C’en deviendrait presque une drogue euphorisante, tout compte fait.

L’album porte très bien son nom, grâce à sa capacité de nous sortir de notre monde et nous en faire visiter d’autres à travers les 12 morceaux qui composent cet album, qui fait tout juste moins d’une heure - des mondes qu’on prend plaisir à revisiter en boucle. Porter Robinson s’est réinventé avec worlds, et tout ce travail acharné sur trois ans se ressent, avec un style qui n’est pas sans rappeler M83. Une chose est sûre, j’ai hâte de le voir à Paris en novembre lors de sa tournée ! Vous pouvez trouver worlds sur iTunes, il vaut vraiment le coup, et est capable d’atteindre une large audience, à mon avis. En tout cas, c’est mon coup de cœur de l’été.

Euphoriquement vôtre,
À plus !

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