[Séance ciné] Terminator Genisys

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Il faut reconnaître qu’après le deuxième film, Terminator n’a plus vraiment été au top. Reboot après reboot (plus ou moins), on se retrouve aujourd’hui avec Terminator Genisys, avec le retour de Schwarzenegger dans le rôle de sa vie. La bande-annonce m’inquiétait et aucune suite ne semblait pouvoir être à la hauteur de T2. Profitant de la fête du cinéma (j’ai d’ailleurs aussi vu l’excellent Vice-Versa dans un registre similaire), je me suis laissé tenter par Genisys. Come with me if you want to live…

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J’avais peur mais j’aime bien en fait

L’histoire est à nouveau chamboulée, comme dans tous les films Terminator. Cette fois, on suit le retour de Kyle Reese (joué par Jai Courtney, vu l’avez vu dans le terrible Die Hard 5) pour protéger Sarah Connor (Emilia Clarke, connue pour son rôle de Daenerys dans Game of Thrones), sauf que tout n’est pas comme prévu… Comme le dirait Doc dans Retour Vers le Futur, c’est une nouvelle séquence chrono-événementielle qui a changé le cours du temps ! Pour résumer, les paramètres de la mission de Kyle ont changé. Et ce n’est pas une mince affaire que d’essayer de sauver l’humanité du terrible Skynet, un réseau qui anéanti l’espèce humaine…

Le scénario tient étonnamment bien la route, à condition bien sûr, de ne pas trop penser à ces histoires de voyage dans le passé qui changent le futur, enfin bref… Je craignais voir un film sans queue ni tête pendant deux heures mais finalement on se plonge plutôt bien dedans et on suit l’aventure avec un certain enthousiasme. Même si c’est une sorte de reboot, l’histoire reste quand même ancrée dans l’univers Terminator, merci à l’ami Arnold, peut-être ? En tout cas je ne suis pas ressorti indifférent de la séance, il y a même une petite morale qui vise Google, enfin, peut-être, je dis ça, je dis rien…

Le jeu d’acteur est convaincant, même si Kyle Reese manque un peu d’expressions faciales, mais cela est compensé par la chère Sarah Connor, aux sourcils dansants. J’attendais de voir des dragons débarquer du ciel à tout moment mais bon, que nenni. Son accent américain déstabilise contrairement à son accent britannique pour Khaleesi dans Game of Thrones, mais n’en reste pas moins bon. En parlant d’accent, Schwarzy n’a toujours pas perdu le sien, c’est fantastique à retrouver, film après film. C’est, certes, un cyborg, mais il nous fait quand même bien rire le papy, avec un sourire qui ne nous laisse pas insensible !

Alors oui c’est un papy, du coup les Terminators “jeunes” c’est un peu difficile à faire en images de synthèse mais j’avoue que c’était bien moins catastrophique que ce à quoi je m’attendais. Les squelettes de ces cyborgs sont parfois un peu moyens mais ça passe. En même temps, difficile de faire pire que le précédent, à ce niveau… bon sang. Bref. Les autres effets spéciaux sont plutôt bons, voire très bons, avec des petites particules dans un certain champ magnétique bleu, bien kiffant pour mes petits yeux. Cela étant, la 3D est totalement dispensable (je n’avais pas le choix, malheureusement), donc économisez quelques euros et préservez vos rétines.

Un dernier petit point, concernant la partie auditive de l’expérience. Aucun mot à dire sur le mixage, si ce n’est le bruit d’un des coups de poings accessoirisés… Un peu agaçant à force et fatigant pour l’oreille. Sinon, nickel, avec en plus de la musique (signée Lorne Balfe) qui accompagne ce film, sans oublier de reprendre le thème cultissime pour toucher la corde nostalgique d’une bonne partie des spectateurs, aux bons moments, sans en abuser. Et ça, ça fait plaisir.

Je ne savais pas vraiment à quoi m’attendre avec ce nouveau Terminator. La bande-annonce ne laissait présager rien de bon mais honnêtement, je ne regrette pas d’y être allé. Autant Terminator Renaissance m’avait refroidi, autant Genisys vaut le coup. Alors, certes, ce n’est peut-être pas aussi bon que Terminator 2 mais ce n’est clairement pas le pire de la saga. Si vous voulez passez quelques heures dans une salle obscure et climatisée en ces chaudes journées, ce film est une bonne idée. Et en V.O., s’il-vous-plaît !

Hastalavistament vôtre,
À plus !

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