[Test] DOOM

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La série DOOM est très connue pour avoir été pionnière dans le genre First-Person Shooter, et à l’époque, j’étais trop jeune pour supporter ça. De nombreux jeux issus de la licence ont vu le jour, (et même un film !) et en 2016, une suite-reboot est sortie, sobrement intitulée DOOM. Malgré un développement chaotique selon les témoignages, le jeu est là, n’attendant que de passer entre les mains des fans de FPS. Alors préparez vos armes, on va faire un tour en Enfer !

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Badassitude : 120%

Fidèle à ses origines, ce DOOM s’inspire de l’histoire de la série pour en faire un épisode qui suit la logique des épisodes majeurs. Nous sommes en 2034, et une entreprise nommée UAC a trouvé un moyen d’ouvrir un portail sur Mars vers l’Enfer, une source d’énergie inépuisable. Sauf que, bien sûr, ils vont trop loin et tout part en vrille, et c’est à ce moment que le protagoniste, un mythe infernal, est réveillé d’un sarcophage, et il n’est motivé que par une chose : tuer tous les démons.

Le scénario de ce jeu n’a rien de bien surprenant, il faut l’avouer. Les développeurs n’ont pas créé ce DOOM pour créer une histoire en béton, ont-ils même révélé, mais beaucoup de petits journaux sont parsemés dans les différents niveaux, si l’on souhaite en apprendre un peu plus sur l’univers - une pratique largement répandue mais qui se justifie surtout pour un tel jeu (mais dommage sur Murdered, par exemple). Cela dit, le peu qu’il y a tient plutôt bien la route et suffit amplement à mettre notre protagoniste dans le chemin le plus gore qui soit. Dirigé par le patron de UAC pour savoir où aller et quoi faire, et assisté par VEGA, l’intelligence artificielle qui gère toutes les opérations du centre, on comprend bien vite comment tout va se dérouler, et ce n’est absolument pas grave, tant que le chemin permet de croiser des démons…

Tuer des démons est le cœur de ce jeu, et on le ressent bien. Le gameplay est nerveux à souhaits, tout réagit au poil, et ce malgré une mouture console (oui, j’ai fait un FPS sur console, avec une manette, tant pis pour moi !). Ça tourne sans broncher à 60fps, et ça aide énormément pour la dynamique de ce DOOM. Le jeu est très propre et on se fait plaisir à voir les entrailles de nos ennemis voler. L’arsenal à notre disposition s’étoffe au cours de l’aventure, pour notre plus grand plaisir, avec le classique fusil à pompe, au lance-roquettes, en passant par le fusil à plasma. Toutes les armes disposent d’un unique chargeur pour vraiment pousser le côté surexcité du gameplay. Les Glory Kills (des “finishers” violents disponibles quand il leur reste peu de vie) font de la mort de ces créatures un spectacle impressionnant - et sanglant bien sûr - qui varie selon l’endroit visé quand on enclenche la touche de mêlée. On peut alors démembrer un monstre et le décapiter avec son propre bras, et j’en passe et des meilleures… Manette en main (oui, _ça va_ !), j’ai pris mon pied ! À noter que certaines “arènes” disposent de bonus pour nous rendre encore plus monstrueux, Quadruple-Dégâts ou Berserk font particulièrement mal.

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Avec ses 60fps, on peut s’attendre à des sacrifices autre part, mais pour ce jeu, je n’ai pas de reproches particuliers à faire sur l’aspect visuel. Les textures sont propres, les effets de lumière également, et le level design est plus que correct. En effet il est possible d’explorer un peu tous les niveaux afin de découvrir divers secrets et bonus pour augmenter les capacités de nos armes et de notre armure, ou d’en apprendre plus sur l’incident et UAC, ou encore, récupérer des petites figurines inspirées des anciens jeux - un petit bonus pour les joueurs comme moi qui aiment fouiner un peu ! Un dernier point sur l’expérience audio-visuelle que je tiens à mettre en avant est la musique du jeu. Selon les développeurs, la création de ce jeu a été inspirée par la musique Hard-Rock, et ça se sent. Ça s’entend, même, avec une bande-son comportant des morceaux de hard rock, metal, et même un peu d’electro (sauce violente). La musique est énervée, violente et brutale, qui nous met dans le bain - tout ce qu’il faut pour réussir la musique d’un tel jeu ! Elle m’évoque celle de DmC : Devil May Cry, mais encore plus tarée, avis aux amateurs !

Je n’ai pas touché au mode multijoueur, n’étant pas pourvu, pour l’instant, d’un abonnement PlayStation Plus, ni le SnapMap (qui permet de créer ses propres niveaux pour le mode multijoueur), mais la campagne solo propose bien une dizaine d’heures (à condition de ne pas rusher non plus) d’aventure ensanglantée, jouissives de bout en bout. L’action bourrine n’est jamais loin, les nouvelles armes et les nouveaux ennemis sont introduits à un bon rythme, et la musique nous pousse à bien défoncer ces monstres sortis de l’Enfer. Même l’histoire est potable (pour ce qu’elle vaut) ! Je ne suis pas un fan de la première heure, mais je peux en tout cas vous dire que c’est véritablement un putain de bon FPS. DOOM, c’est un excellent défouloir que je ne peux que recommander.

Brutalement vôtre,
À plus !

P.S.: Merci à mon frère Philippe pour le cadeau. :)

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