[Test] God Of War

Illustration

God of War III était un sacré jeu, mais après on a eu peu à se mettre sous la dent, Ascension étant un peu en deçà. Kratos est de retour avec God of War sur PS4, où notre demi-dieu s’est réinventé dans les contrées scandinaves, en immersion totale dans la mythologie nordique. Affûtez votre hache, on va voir ce que la neige nous réserve !

Arnold Scharzenegger criant dans Un Flic à la Maternelle
L3 + R3

Un homme torturé par son passé, devenu dieu de la guerre puis banni de l’Olympe, Kratos a littéralement traversé les Enfers. C’est un personnage qui a besoin d’air frais – quoi de mieux que de se diriger vers le Nord ? Après de nombreuses années, il a fondé une nouvelle famille, à Midgar (pas celui de Final Fantasy VII) cette fois, père de Atreus, un jeune adolescent qui a beaucoup à apprendre de son paternel. Père et fils quittent leur maison et partent à l’aventure…

Bon, une chose est claire : ce God of War est magnifique. J’ai une PS4 standard et je suis tout simplement bluffé par la beauté de ce jeu. Si Uncharted 4 vous a impressionné, God of War va vous mettre sur le fessard. La quantité de détails visibles à chaque instant est folle, avec des inscriptions runiques minuscules et pourtant lisibles (je suis fan de ces symboles). Ce monde respire, sans l’ombre d’un doute, la mythologie nordique. Kratos a tout de ce qu’il y a de plus réaliste, avec le grain de peau et les cicatrices… et cette barbe ! L’équipement qu’il porte profite aussi d’un traitement de qualité, les effets visuels qu’ils provoquent et bien entendu, les ennemis qu’ils oblitèrent. Le tout dans un décor tantôt en ruines, tantôt majestueux, toujours à couper le souffle. On profite également d’une bande sonore qui accompagne à merveille l’aventure menée par père et fils. Les chœurs sont assez épiques et donnent des frissons… Sans parler des cris de Kratos en combat, ou de sa façon unique d’appeler Atreus « Boy ». Ah, et ai-je précisé que tout se suit en un seul plan séquence ? La caméra ne coupe pas une seule fois l’action, on ne rate rien de ce jeu qui se veut bien plus cinématographique (proche de Uncharted) mais en bien plus brutal. Capturez vos plus beaux démembrement d’ennemis à l’aide du superbe mode photo !

Un changement comparé aux volets précédents se situe au niveau du gameplay qui est vastement différent. Kratos et Atreus peuvent débloquer de nouvelles compétences avec les points d’expérience acquis au fil de l’aventure mais aussi bénéficier de meilleurs équipements. Kratos peut améliorer sa hache, son armure (ou en obtenir d’autres), ainsi que l’arc de son fils, à l’aide de deux forgerons ambulants ou en ouvrant des coffres répartis aux quatre coins du monde. God of War permet au joueur d’avancer de manière non-linéaire grâce à une pléthore de quêtes subsidiaires pleines de puzzles qui demandent parfois de se creuser un peu les méninges, ou d’affronter des ennemis redoutables, avec des récompenses légendaires. Les combats sont d’une jouissance intense avec un jeu de caméra bien géré et des éléments de gameplay efficace (la hache peut être lancée puis rappelée dans les mains de Kratos, comme le Mjölnir de Thor). L’aventure principale n’est donc qu’une facette de ces péripéties, qui apportent plusieurs dizaines d’heures de savoureux gameplay. Une des zones les plus rapidement débloquées, le Lac des Neuf, sert de « hub » entre les différentes régions (et il y a vraiment un immense terrain), accessibles principalement par voie navale mais je vous rassure, une façon de se déplacer rapidement existe… Dans sa rustique petite barque, Kratos rame beaucoup mais heureusement il va vite donc on n’a pas le temps de s’ennuyer. La progression de la difficulté du jeu est très naturelle, ou en tout cas c’est mon ressenti en faisant toutes les quêtes possibles avant de continuer l’aventure. À l’instar de The Last of Us, le joueur n’a pas besoin de se soucier de l’adolescent qui l’accompagne. Atreus est un allié rusé et peut se faufiler un peu partout afin d’assister Kratos (et traduire les inscriptions vues dans le jeu). C’est donc un gameplay pleinement réinventé qui apporte beaucoup de nouveautés à ce jeu, de variété et de plaisir manette en mains, sans l’ombre d’un doute.

Les événements des précédents jeux ne sont que superficiellement évoqués (principalement en qualité de clin d’œil), laissant place à une narration plus centrée sur la relation père-fils. Kratos n’est pas un homme sentimental mais malgré son statut de monolithe en colère, le joueur découvre un certain côté plus tendre (le père au lieu du guerrier) sans pour autant aller dans le mignon tout plein. Notre protagoniste est un véritable dur à cuire qui ne laissera personne se dresser en son chemin ni blesser son fils. Pour ne rien gâcher je ne dirai rien sur la raison du départ à l’aventure mais au fil du jeu on se rend bien compte qu’il y a beaucoup plus de choses à découvrir que l’on ne pensait. La fin confirme tout ce qui s’est subtilement construit au cours du jeu et sert d’apothéose aux personnages de Kratos et Atreus, l’achèvement d’une aventure pleine d’événements que seul notre spartiate favori pourrait survivre. On croise aussi des personnages qui nous aideront au cours de cette expédition, dont les deux amiables nains, Brok et Sindri, à forte personnalité et aux talents de forgerons inégalés. Ils apportent un brin d’humour non-négligeable, tandis que Mimir, un autre personnage, permet d’approfondir la mythologie nordique, sans passer par quatre chemins. La quantité d’information disponible est impressionnante et reste accessible via le menu si l’on souhaite en savoir un peu plus sur un personnage mythologique particulier.

God of War sur PS4 est un véritable bijou dont j’avais besoin sans le savoir. La qualité du jeu est impressionnante et le gameplay est superbement réinventé. Le côté « open world » fait un bien fou avec des tonnes d’heures de jeu supplémentaires, plaisantes (pas de quêtes bêtes et répétitives) et intéressantes (Atreus étant curieux, il pose de nombreuses questions). Pour résumer, le gameplay est fabuleux, la narration est efficace, le côté visuel est impeccable et le jeu est tout bonnement fantastique. Je ne peux que recommander de se procurer God of War à tous les fans de la série ainsi que les mordus d’action/aventure. Sans doute mon jeu de l’année 2018…

Divinement vôtre,
À plus !

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