[Test] Gravity Rush Remastered

D’abord sorti sur PS Vita, ce jeu a été un grand succès pour la portable de Sony. Cependant, il est temps de le voir porté sur PS4, j’ai nommé Gravity Rush Remastered. Un coup dur pour la PS Vita qui se voit une fois de plus démunie d’une exclusivité, mais une bonne affaire pour les possesseurs de PS4 qui veulent vivre une aventure pour le moins… renversante. Accrochez-vous, ça va secouer !

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Nous incarnons une jeune héroïne nommée Kat, accompagnée d’un chat mystérieux qu’elle appelle Dusty. Amnésique, elle ne sait pas qui elle est ni d’où elle vient ; tout ce qu’elle sait est qu’elle a le pouvoir de manipuler la gravité grâce à Dusty. Elle se retrouve malgré elle à aider les habitants de Hekseville, une ville qui flotte dans le ciel, entourée de tempêtes gravitationnelles. Le hic, c’est que des quartiers de la ville ont disparu… Kat va donc chercher à réunir la ville et sa population, tout en la protégeant des Névis, des créatures étranges qui apparaissent suite à des anomalies de gravité.

Le jeu est propre et fluide, avec de bonnes couleurs et une image lisse, sans être ennuyeuse pour autant. Le style légèrement cell-shadé se détache de la poursuite du réalisme qui est très populaire depuis quelques temps, ce qui est plutôt rafraîchissant et m’a beaucoup plu. Les animations, quant à elles, sont plus agréables dû certainement à un framerate plus élevé. La seule animation que je n’ai pas aimé est celle de Kat quand elle marche, qui est un poil ridicule. En contre-partie, toutes les autres animations sont soignées, avec une mention spéciale pour les cheveux de Kat qui ont disposés d’une attention toute particulière pour sa physique. Un autre point qui m’a plu est la musique, qui est tout de même assez propre aux jeux japonais à mon sens, et qui fonctionne tout à fait ici. Elle a ce petit côté rustique et épique à la fois, pas trop prétentieuse mais tout de même entraînante.

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Je suis mitigé sur le scénario, car il est à la fois riche, complexe et intéressant, mais également obscur et restreint, dans le sens où on ne comprend pas forcément plus de choses en finissant le jeu. Je m’explique, sans spoiler, bien entendu. Kat est amniaisique (j’invente des mots, déso-pas-déso), ce qui permet de bien se mettre dans sa peau en étant autant perdus qu’elle, mais au fil du jeu, on n’en découvre qu’assez peu sur son personnage et son passé. En revanche, on en apprend plus sur le pilier autour duquel repose la ville, mais tout n’est pas révélé, comme qui a déplacé les parties de Hekseville ni pourquoi, ce qui demande une analyse plus en profondeur qui laisse place à une certaine part d’interprétation. Le résultat est un univers plus qu’intriguant (avec une langue inventée, je dis respect) mais dont on aimerait en apprendre davantage une fois le jeu terminé. J’ai été attentif pourtant, mais je suspecte qu’il faille une relecture approfondie, ou une certaine suite, pour peut-être mieux comprendre tout ce qui se trame autour de Kat et ses compagnons ainsi que Hekseville…

Simple mais efficace, le gameplay sur PS4 est rapide à prendre en main, un bon point pour moi qui était perdu sur la démo sur PS Vita, jadis. J’ai trouvé la manipulation de la gravité assez intuitive, et c’est plutôt plaisant à mélanger au combat (qui consiste à frapper les points faibles des Névis). Kat part parfois dans le décor, la visée étant quelque peu approximative par moments, mais rien de dramatique. Il est également possible de lancer des attaques spéciales qu’on débloque au fur et à mesure, ce qui renouvelle l’intérêt des combats, avec des ennemis de plus en plus coriaces, et des bosses qui demandent une nouvelle tactique. J’ai bien apprécié la courbe de difficulté du jeu, qui n’est pas trop délicate à appréhender. De plus, il est possible d’améliorer toutes nos capacités (temps de récupération, vitesse de vol, puissance de coup de pied, et j’en passe), plutôt pratique pour jouer avec un style propre à soi. Pour cela, il faut dépenser des gemmes qui sont soit parsemées dessus, dessous, et sur les côtés des environnements (il faut donc parfois fouiller un peu !), ou qui sont à récupérer via des missions annexes (avec un score or, argent et bronze). L’aspect RPG est léger mais appréciable. Ceci nous évite une aventure trop linéarisée, et rend le gameplay un peu plus permissif.

J’ai beaucoup apprécié cette aventure, et j’aimerais bien me replonger dedans (Gravity Rush 2 est prévu pour 2016, quel heureux hasard). L’histoire est excellente mais manque de se clarifier un peu pour que la fin ait un véritable impact, en tout cas pour les gens comme moi. Je reste un peu sur ma faim et attendait quelques explications supplémentaires, même s’il est divertissant de spéculer. Le personnage de Kat est bien écrit, même si elle est parfois un peu trop naïve à mon goût, mais après tout, la Reine de la Gravité est amnésique, on peut lui pardonner. Une chose est sûre : ce remaster brille sur PS4, et pour tous ceux qui l’ont raté sur PSVita, c’est l’occasion parfaite de se procurer Gravity Rush. Avec un gameplay assez intuitif et un univers très fourni et intéressant, je dois bien dire que je n’ai pas eu le temps de m’ennuyer. De plus, 3 packs de DLC sont inclus dans cette mouture PS4 pour encore plus de missions… vous aurez de quoi faire !

Gravitationnellement vôtre,
À plus !

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