[Test] GRIP : Combat Racing

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Si vous avez connu RollCage sur PlayStation, GRIP devrait vous être familier. Un jeu de course ultra-rapide où il est possible de rouler sur les murs et les plafonds, avec un véhicule réversible. J’avais initialement apporté mon soutien à la campagne Kickstarter, qui n’a pas atteint son objectif. Les développeurs ont alors lancé une Early Access sur Steam, et le jeu est enfin disponible partout ! Choisissez votre bolide, on va courir les circuits renversants ensemble !

Jay et Kay de Men in Black dans une voiture qui roule à pleine vitesse sur le plafond d'un tunnel.
Une solution plutôt élégante

Bien que le jeu ne dispose pas d’un scénario à proprement parler, un décor est bel et bien posé pour donner un contexte à GRIP. C’est sans surprise que l’on apprend que le jeu prend place dans le futur, où d’autres planètes ont été colonisées. Ceci offre une grande variété dans les environnements des circuits et dans les types de véhicules proposés. La particularité de ce jeu de course est le côté réversible des bolides, comme le bon vieux RollCage, offrant la liberté de rouler du côté du toit ou du fond plat, grâce à d’énormes roues, plus hautes que le côté du châssis. Ajouter à cela des armes et des boosts et on se retrouve avec des courses assez violentes et pleines de vitesse (ce qui permet de rouler sur les murs/plafonds de certaines sections d’un circuit).

Le jeu propose une campagne solo qui se divise en plusieurs échelons, chacun composé de trois tournois avec deux à quatre événements. Il faut faire tous les événements à la suite afin de réussir le tournoi, sans quoi il faut le recommencer – un poil agaçant pour les courtes sessions de jeu. On retrouve des courses banales sans armes au début, qui progressent vers un danger intense après quelques échelons, avec des armes introduites au fur et à mesure. Les circuits sont en rotation assez régulière, avec également leur variante en sens inverse pour ne pas trop s’ennuyer. Au-delà d’être un jeu de course, GRIP propose aussi un mode de match à mort qui est bienvenu entre une série de courses dans un tournoi, à l’instar, par exemple, d’un certain Jak X : Combat Racing (avec le sous-titre en commun, je m’y attendais !). Plus innovant encore, un mode “Carkour” (qui se résume à du parkour avec une voiture) nous invite à réussir des défis qui demandent patience et dextérité. Un mode de jeu totalement annexe mais qui apporte une diversité bienvenue. Pour finir, il y a aussi un mode Course Ultime où le but est de récolter le plus de points (en infligeant des dégâts à nos adversaires) à la fin de la course, ainsi qu’un mode Élimination où toutes les 30 secondes, le dernier véhicule en course explose. Rien d’extrêmement novateur mais qui nous occupe.

Le gameplay prend du temps à apprivoiser, notamment le manque de contrôle une fois dans les airs. La physique me semble être arcade et volatile, ne trouvant jamais un bon compromis. La conduite m’a posé de nombreux soucis, paraissant de plus en plus injuste au fil des tournois. On s’envole facilement dans le décor en prenant un virage légèrement imparfait ou en roulant sur une petite bosse, passant facilement de la première à la dernière place. Inutile de préciser que les adversaires ne nous attendent pas et sont ensuite difficiles à rattraper… Bref, c’est frustrant et délicat à manier et ça m’a donné envie de quitter ma partie plus d’une fois. Par contre quand on a de la chance, c’est fun. Je me suis retrouvé à plusieurs occasions un peu déconcentré par la course, cherchant à conduire sur une surface en défiant les lois de la gravité. Chaque véhicule dispose de deux emplacements pour les armes, défenses ou boosts, qui peuvent être utilisés en même temps pour de gros dégâts (sauf le boost). Il faut par contre bien doser le timing, au risque de gaspiller nos précieuses munitions dans un mur ou sur une pente (ça arrive plus souvent que l’on ne pense !). Un gameplay qui est donc un peu décevant par son côté aléatoire et difficile à contrôler dès que l’on est en dehors d’une ligne droite.

Si vous aviez peur de passer inaperçu, vous pouvez personnaliser vos bolides avec de nombreux “décalcos” et roues, ainsi que modifier individuellement la couleur d’une poignée d’éléments. Avec ses différents environnements, ce jeu arrive à nous en mettre plein les yeux malgré les vitesses extrêmes. Jungle luxuriante, ville futuriste ou volcan actif font tous partie des décors. Les circuits sont d’ailleurs souvent larges et offrent plus d’un chemin — à nous de trouver le plus optimal ou le plus amusant ! Croyez-moi, rouler à fond sur le plafond dans un tunnel est une expérience inextricablement exquise. Encore plus quand on balance une salve de missiles qui tapent en plein dans le mille ! Les effets visuels sont nombreux et chatouillent nos rétines avec ferveur. Cependant, je vous rassure, ce n’est pas abusé au point de se perdre complètement dans une série d’explosions. Niveau tympans, ça explose un peu moins : on nous offre une bande-son électro/drum’n’bass raisonnable mais qui reste assez générique et en retrait, n’arrivant pas à la cheville de WipEout, par exemple.

On ressent bien que GRIP est fait avec amour et nostalgie, avec son expérience qui honore son ancêtre RollCage. La prise en main n’est pas aisée et ne pardonne pas mais procure de belles sensations de vitesse quand la chance nous sourit. Il y a beaucoup de courses avant d’atteindre la fin du mode carrière et il y a encore plus de compétition à retrouver en ligne. Et pour les amateurs de courses entre amis : pas d’inquiétude, vous pouvez aussi jouer en écran partagé, une aubaine de nos jours. GRIP est disponible sur toutes les plateformes modernes : PC, PS4, Xbox One et Switch. Ah, et une dernière chose… j’adore le logo sous format d’ambigramme !

Renversement vôtre,
À plus !

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Exemplaire fourni par Wired Productions

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