[Test] Horizon : Forbidden West

Initialement connus pour la franchise Killzone, Guerilla Games avait surpris du monde avec Horizon : Zero Dawn , moi y compris. Après avoir retourné le premier volet et son contenu additionnel dans tous les sens et avoir apprécié l’univers, j’étais bien content de retrouver Aloy dans Horizon : Forbidden West. Équipez votre plus bel arc, voyons voir ce que l’Ouest nous réserve !

Legolas du film Le Seigneur Des Anneaux qui vient juste de vaincre un Oliphant (sorte d'éléphant géant à 4 défenses) et qui glisse sur la trompe tandis que la bête tombe au sol. Son expression semble aussi surpris que ses amis qu'il ait réussi.
Décimer un ennemi qui fait cent fois sa taille ? Pas de souci.

Après avoir sauvé la ville de Meridian d’une invasion de machines meurtrières, Aloy ne s’est pas reposée sur ses lauriers. La menace des machines plane toujours et la Terre souffre d’un fléau, mettant en danger toutes les tribus. Aloy décide alors de se rendre à l’Ouest, où certains indices semblent indiquer qu’une solution existe. Mais l’Ouest Interdit n’est pas toujours si accueillant, avec des rebelles ayant la capacité de capturer des machines, obligeant l’héroïne à prouver qu’elle n’est pas là pour attaquer les locaux mais bien les sauver. Rien n’est gagné mais avec sa détermination, Aloy a peut-être une chance de réussir sa mission…

Aloy se tient en haut d'une sorte de fort qui donne sur une aste vallée embrumée.

L’univers du premier jeu était déjà fort et bien établi, c’était donc un plaisir d’y retourner, avec encore plus de tribus et de coutumes à découvrir et, bien entendu, de détails sur le passé des ancêtres… Le fait qu’un objet commun, un trousseau de clés, soit nommé “anciens carillons” est un petit détail que je trouve super bien trouvé (tellement que j’y repense à chaque fois que je verrouille ma porte). Beaucoup de choses sont à découvrir par soi-même lors de phases d’exploration, avec cela dit une bonne quantité via les quêtes principales mais nous nous y retrouvons un peu mieux après avoir lu les multiples “journaux” cachés dans les ruines du passé. Les tribus Tenakth et Utaru sont assez fascinantes (et différentes !) par leur interprétation de reliques. Presque comme si les humains faisaient déjà ça depuis des millénaires…

Aloy est de dos, au premier plan, et regarde le pont du Golden Gate, en ruines, mais où se tient un énorme oiseau-robot sur le haut du premier support, l'air menaçant.

Aloy est comme nous l’avons laissée : stoïque, déterminée et sans répit. Elle n’a aucun temps à perdre et continue d’avancer malgré les nombreuses circonstances. Ceci lui donne une personnalité quasiment robotique mais, bien souvent, son côté humain ressort lorsqu’il s’agit d’aider des personnes dans le besoin. Elle est très attachée à ses proches mais ne leur montre jamais vraiment, portée par sa mission. Varl, le Nora qui l’accompagne, est un excellent ami qui se montre utile dans de nombreuses situations, et qui permet de mieux comprendre notre protagoniste — un personnage que j’ai beaucoup aimé. Erend est un autre ami, de la tribu des Oseram, qui a plus de muscles que de matière grise, mais dont l’écriture dans cette suite m’a marqué. Son grand cœur, caché derrière son marteau, se révèle peu à peu et j’ai fini par vraiment l’apprécier. Je ne dirai rien des autres mais il y a une belle bande de monde à connaître dans cette suite, qui est assez attachante également !

Dans le désert, sous un ciel étoilé, illuminé par la lune, une énorme antenne en mauvais état est en arrière-plan tandis qu'un Grand-Cou, de dos, patrouille la zone tranquillement.

L’histoire est assez simple dans les grandes lignes mais il y a tellement de choses qui mènent Aloy de Meridian à son objectif dans l’Ouest qu’il serait vilain de simplifier par “sauver le monde”. Non seulement elle se trouve dans un tout nouvel environnement qui est hostile à sa présence, elle doit rechercher des indices qui datent du millénaire dernier pour mener à bien ses objectifs, sans forcément savoir où se rendre. Bref, c’est une mission qu’elle seule peut réussir. Ayant passé un bon paquet d’heures sur ce jeu, je me suis bien investi dans l’histoire qui dispose de nombreux rebondissements (et de quêtes annexes !) et comme pour le premier jeu, c’est assez fascinant de suivre ces révélations et autres découvertes avec Aloy, pour arriver à une fin satisfaisante. Sauver le monde n’est pas un long fleuve tranquille, mais bon sang que c’est beau.

Vue de loin, Aloy se tient dans un couloir triangulaire froid et métallique qui donne sur une énorme porte au loin.

Testé sur PS5 avec les différents modes graphique, ce Horizon est une claque. La beauté du décor est juste à couper le souffle, avec une nature qui a repris ses droits mais malgré tout peuplée de machines qui, bien que souvent violentes, sont absolument splendides. Un Grand-Cou qui patrouille pacifiquement son coin dans le désert, devant une chaîne de montagnes avec un lever de soleil en fond ? C’en est presque magique. La verdure est omniprésente et réagit à nos mouvements, et Aloy peut bien entendu se cacher dans de hautes herbes (rouges, comme ses cheveux, qui sont très jolis à capturer dans le mode photo !) qui poussent dans tous les terrains (pratique).

Plan en contre-plongée de Aloy qui regarde au loin, portant une armure mélengeant bois et métal. Les parties supérieres de ses bras et la partie non-couverte de son ventre sont peintes en rouge avec des formes noires. Elle porte un impressionant casque avec des mâchoires de métal formant des cornes, et ses amres sur le dos sont partiellement visible au-dessus de son épaule.

Pour ce qui est des jeux de lumières, ils sont exquis. Les reflets de soleil dans un lac ou les cavernes éclairées par des plantes bioluminescentes… un vrai régal. Notez que le mode photo permet de se placer extrêmement proche, permettant une pseudo-macrophotographie, capturant tous les détails de Aloy, telle que sa sueur lorsqu’elle se trouve dans le désert ou les reflets dans ses yeux ! Je note également une bande-son qui se veut mi-classique, mi-électronique, et ça fonctionne. Certains thèmes viennent en cours d’exploration et ça fait plaisir, mais je crois que le plus impactant reste pour moi les chants Utaru et leurs dieux. Un chœur a juste une force inégalable…

Aloy, couchée sur le ventre et tenant sa tête dans ses mains, admire un coucher de soleil sur la baie de San Francisco, avec ses bâtiments à moitié érodés et ébranlés par le temps.

Le gameplay est familier mais amélioré avec par exemple, la possibilité de planer afin de rapidement descendre d’une montagne. L’exploration est récompensée par des butins plus ou moins rares, notamment des cristaux verts qui sont utilisés pour améliorer notre équipement ainsi que de nombreux objets pour la revente. Il n’est pas toujours facile de décider où investir nos ressources, mais une chose est sûre : notre arsenal est très flexible ! Il y a beaucoup d’armes ainsi qu’un très vaste choix d’armures aux différents avantages et styles (chacune pleine de détails propres à chaque tribu). Le combat est relativement au premier volet similaire mais ajoute de nouvelles tactiques, et n’est pas sans difficulté. D’énormes machines sont toujours de la partie, et bien que coriaces à battre, il est bien plaisant de venir à bout un dinosaure métallique.

Plan rapproché de Aloy, au regard sûr, en pleine attaque qui a sa main libre dressée devant elle au premier plan, flouté. Elle vise le sol avec sa lance qui est électrifiée, afin de toucher plusieurs ennemis autour d'elle en même temps.

Nous pouvons cependant prendre le contrôle d’un plus grand nombre de machines, un grand avantage quand nous devons vaincre un ennemi de haut niveau, ou simplement traverser une nouvelle zone à dos d’un Chargeur. Il y a bien entendu aussi des ennemis humains, les rebelles, qui nous font changer un peu notre style avec du corps-à-corps mais j’ai souvent pris une approche plus… fléchée. Le choix est assez vaste et il y a de quoi expérimenter entre diverses approches — les bombes incendiaires sont particulièrement efficaces. L’arbre de compétences permet aussi d’utiliser des attaques plus concentrées ou des munitions spéciales, me sortent d’une situation tendue à plusieurs reprises — un aspect un peu en retrait mais très utile.

Aloy vise une machine volante avec son arc dans une petite clairière, avec un soleil éblouissant en fond.

Je me suis vraiment plu dans l’Ouest avec Aloy. L’expérience est fidèle à celle proposée par Zero Dawn  mais Forbidden West  a clairement de nouvelles cordes à son arc qui en font une suite réussie. Entre un gameplay plus varié et une histoire qui garnit encore plus l’univers, le tout dans un monde majestueux, il y a vraiment de quoi vouloir y passer du temps. Rares furent les quêtes annexes sans intérêt : il y a toujours une nouvelle facette des cultures à découvrir. Après environ 85 heures de jeu, je peux dire que j’ai vraiment apprécié cette suite et que les fans du premier volet seront probablement du même avis !

Ouestement vôtre,
À plus !