[Test] Mad Max

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Récemment un succès au cinéma avec Fury Road, un reboot Mad Max arrive également dans un format vidéoludique – c’est qu’on est gâté par le Wasteland, ces derniers temps ! Cependant, ce jeu n’est pas une adaptation du film, mais bien un jeu à part entière, malgré qu’il tire certains codes de son homologue cinématographique, notamment en termes visuels. Faites le plein, il est temps de voir ce que le désert nous réserve !tom-hardy-thumbs-up

Max, constamment sur la route, se fait attraper par des pillards qui lui prennent tout ce qu’il a, y compris son bolide, l’Interceptor, qu’ils dépouillent sans merci. Max, au gouffre de la mort, rencontre alors un certain Chumbucket, un « Gollum des sables » qui est déterminé à construire une voiture digne des dieux. Cependant, un tel véhicule a besoin de pièces pour être réalisé, et les ressources sont rares dans le Wasteland. Max doit donc se faire quelques amis (temporairement en tout cas) pour arriver à ses fins…

Toute la mythologie Mad Max est vraiment bien exploitée, autant au niveau du langage qu’au niveau des designs des personnages, véhicules, lieux… J’ai vraiment apprécié ce côté de l’univers du jeu, en plus des photos à trouver sur la carte, qui révèlent « la vie avant », ce que je trouve assez intrigant ! Par contre, il faut l’admettre, on ne joue pas vraiment à ce jeu pour son scénario. Max cherche à atteindre les Plaines du Silence, et a besoin d’un bolide avec un moteur V8 (pourquoi un V6 ne suffit pas, je ne sais pas), pour y aller. Sa quête le conduit à aider divers personnages, plus ou moins respectables, pour qu’il ait, en retour, de quoi améliorer la Magnum Opus, le bébé de Chumbucket, notre compagnon mécano. Il faut donc comprendre qu’on avance uniquement dans le but d’améliorer sa bagnole, enfin presque. On touche un peu à la sensibilité de Max sur la fin, mais cela reste en arrière-plan le long du jeu. Le final est plutôt intéressant mais arrive sans réelle surprise et n’est que de courte durée, mais le jeu en soit est relativement long.

Le gameplay est divisible en deux parties, toutes aussi importantes. La première est, bien entendu, la conduite. La prise en main demande un peu de temps, car les véhicules réagissent tous différemment et il y a une certaine lourdeur dans les commandes. Notre Magnum Opus, au fil des améliorations qu’on lui apporte, devient moins difficile à dompter, et on finit par prendre du plaisir à conduire, surtout sur de l’asphalt avec la nitro chargée ! Les combats en véhicule sont assez fous, composés de carambolages à pleine vitesse, ou de coup de harpon à l’arrêt (ce harpon est génial, au passage). Il y a plusieurs types de véhicules ennemis, donc plusieurs tactiques à développer pour survivre à ces embuscades, ce qu’on apprend à faire tout seul au cours du jeu. La deuxième section du gameplay est celle à pied, et je suis diablement mitigé dessus, car elle est d’un côté réaliste (par exemple, quand Max tombe de haut, il se met à boiter, ou quand il sprint, il va à vitesse humaine), mais de l’autre, très peu ergonomique. Il faut être pile en face d’une échelle pour que le prompt pour grimper apparaisse (et je veux dire dans la zone de 10cm², pas un mètre), et il en est de même pour tous les éléments interactifs, ce qui devient très frustrant. Vous n’imaginez même pas à quel point ça m’a énervé dans ce jeu.

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Niveau combat, Max ne se laisse pas faire, et les diverses améliorations permettent d’être destructeur, avec des coups de poing cassant des mâchoires, ou encore des parades pour briser des os. Il y a même un système de combos comme dans Batman, une belle coïncidence sur un jeu Warner Bros. Mais est-ce jouissant ? Oui, terriblement. Cela dit les parades ne sont pas toujours prises en compte malgré le matraquage de la touche associée, mais je vais remettre ça sur le compte du réalisme. Sachez que si votre véhicule brûle, Chumbucket le répare, et si Max est mal en point, votre gourde ou un tas d’asticots le remettent sur pied (dans le désert, on fait avec ce qu’il y a, hein). Il est possible de « piller » des campements pour récupérer de la ferraille, que l’on peut utiliser pour améliorer Max et son véhicule, et ce système fonctionne bien. De plus, des points de compétences « Griffa » permettent d’améliorer les capacités de Max, comme récolter plus de ferraille, gagner plus de santé quand il mange, etc. Dernier point sur le gameplay : quand on appuie frénétiquement sur la touche retour pour sortir des sous-menus, il est frustrant que ce soit la même touche pour tirer avec son fusil. Cela m’est beaucoup arrivé, et quand les ressources sont limitées, c’est vexant. Néanmoins, les coups de fusil à pompe restent bien appréciables, à l’oreille et à l’œil.

En parlant de la vue, Mad Max est très propre à jouer. Le Wasteland, malgré sa vaste absence de vie biologique, se révèle être plutôt variée avec différents types de décor selon les régions de la map, ce qui m’a bien rassuré, car on s’attend à peu de choses d’un désert… De plus, petit détail qui fait plaisir, il y a les traces de pas et de pneu dans le sable, ce qui MGSV n’a pas su faire, donc je tiens à le préciser. Plein de surprises, le désert regorge de lieux à attaquer et piller, et à faire exploser. Miam. Michael Bay serait jaloux. J’ai cependant noté des chutes de framerate à plusieurs reprises, notamment dans les séquences intenses en explosion. Rien d’handicapant, mais un peu vexant quand un si beau spectacle est saccadé. Et je dis « regorge » à juste titre, car il y a vraiment énormément de choses secondaires à faire et à récupérer. La map en est pleine, à condition de trouver les postes ennemis, des sortes de miradors avec une petite montgolfière, pour voir le terrain et repérer les objectifs disponibles. Si j’avais eu plus de temps, en plus de l’histoire, je me serais fait un plaisir de tout réaliser pour finir le jeu à 100%, car c’est exactement ce que j’aime dans ce type de jeu (et je suis maniaque, aussi, ça aide).

Mad Max est un jeu qui m’a surpris, car je ne m’attendais pas à quelque chose d’aussi fourni et d’aussi intégré à l’univers Mad Max. La musique fonctionne, l’univers visuel aussi, le langage… tout le mythos, en fait, est très bien foutu et merveilleusement intégré à ce jeu. Le scénario est en deçà du reste, mais globalement, je me suis vraiment beaucoup amusé, à part ma frustration de maniabilité sur certaines parties du jeu. La mort rôde, et on y échappe en lui foutant de la poussière dans les dents avec un bolide sur-vitaminé et customisé à sa sauce. Et ça, c’est quand même une belle sensation, manette en main. Pour les amateurs d’apocalypse à la gasoline, vous pouvez vous procurer Mad Max par ici.

Follement vôtre,
À plus !

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