[Test] Metal Gear Solid V : Ground Zeroes

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Ce n’est peut-être pas le cas de tout le monde mais j’attendais avec engouement ce petit prologue qu’est Metal Gear Solid V : Ground Zeroes. Il faut savoir que je suis un très grand fan de la saga MGS, donc forcément, Ground Zeroes est le bienvenu en attendant la sortie de The Phantom Pain. Une nouvelle façon de jouer, et un nouveau moteur de jeu, Ground Zeroes change un peu tout ce qu’on a l’habitude de voir avec Snake, même si Peace Walker avait déjà révolutionné la saga, ne serait-ce qu’un peu. Là, on se détache bien plus des anciens jeux, et même si ce n’est qu’un prologue, ça donne un aperçu assez vaste sur ce qu’on verra dans la suite. En parlant de suite, celle de cet article est juste en-dessous !

lolambert
Ah c'est trop cool, ce j– ah oui, juste un prologue…

Ground Zeroes se déroule juste après Peace Walker (opus PSP porté en HD sur PS3 que je recommande vivement, il apporte énormément entre MGS 3 et MGS V), et Snake, aussi connu sous le nom de Big Boss, doit libérer deux de ses contacts, Chico et Paz, détenus dans un camp américain pour prisonniers à Cuba qui n’a pas l’air très légal, avec un mystérieux Skullface qui semble être aux commandes de quelque chose de très sinistre sur-place. C’est donc sous une pluie nocturne qu’on infiltre cette base militaire, mais il y a de nombreuses façons de s’y prendre…

Ce nouvel MGS se démarque par rapport aux précédents en termes de gameplay, puisque c’est un monde ouvert qui se présente à nous, et non pas des niveaux en plusieurs écrans (même si ça avait l’avantage de nous permettre de fuir en cas de détection !), ce qui offre des possibilités assez vastes pour ce qui est de l’infiltration (ou son absence…). Big Boss n’a pas pris une ride, avec la possibilité de ramper sur le dos tout en visant, rouler latéralement en étant allongé, ou encore sprinter, ce qui est une première dans MGS. Je craignais que ce soit bizarre mais manette en mains, c’est fluide et plaisant. J’ai passé plus de temps accroupi et allongé que debout (deux tiers de mon temps de jeu) parce que je suis du genre à être discret, mais j’ai testé les autres possibilités. Celles-ci incluent tout dézinguer et conduire des véhicules (une autre nouveauté) en fonçant dans les ennemis, pas vraiment ce qui j’appelle de l’infiltration, mais ça reste fun à tester néanmoins. Cela permet donc d’avoir une approche plus ou moins tactique selon notre style de jeu favori. Il faut prendre l’habitude, puisque la plupart des commandes ont changé, mais dès que c’est fait, c’est un vrai plaisir. Et en bonus, on peut télécharger une application iOS/Android pour contrôler l’iDroid (quel beau mélange) de Snake in-game. C’est beau, la technologie.

Maintenant j’aborde ce qui aura été controversé pour ce jeu : sa durée de vie. En effet, les premières reviews annonçaient deux heures de jeu, environ, et là, les gens se sont révoltés. Mais il faut garder en tête que ceci est un prologue. Comme dans un livre, il est court et permet d’introduire la situation ; ce n’est pas le chapitre premier. De plus, il dure deux heures pour ce qui est de la mission principale, mais offre de la rejouabilité (en mode difficile) avec des objectifs secondaires (objets à récupérer) et des classements (atteindre le rang S, un défi apprécié !). Cela s’applique aussi aux missions secondaires, les Side Ops (au nombre de quatre), qui se déroulent de jour, qui proposent des missions assez variées, permettant de développer différentes approches. Et l’Extra Ops bonus, Déjà-Vu sur consoles PlayStation, et Jamais-Vu sur Xbox, permet de s’amuser encore un peu plus. Donc deux heures pour boucler le jeu, pas vraiment (sauf si on est du genre à faire une fois la mission principale et ne plus jamais rejouer…). J’en suis à douze heures de jeu, et j’ai terminé le jeu à 80 % (en prenant mon temps par moments). Pas trop mal rentabilisé pour le moment, mes 25€…

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Le jeu est très beau sur PS4, c’est une certitude. Après, il va de soi qu’il n’est pas parfait (aliasing sur les ombres, polygones marqués, manque d’ombres sur certains éléments, armes qui tiennent magiquement sur Snake…), mais Ground Zeroes est clairement dans le domaine de la Next-Gen avec le Fox Engine qui envoie du lourd. On approche peu à peu du photo-réalisme, mine de rien. Ces éclairages sont somptueux, tout simplement. Des animations aussi bêtes que Snake qui fait un 180° sont remarquables (oui je m’attarde sur des détails pareils), le tout en 60 images par seconde, un vrai festin de pixels. Et ceci n’est qu’un prologue qui se déroule dans un seul environnement… prometteur pour The Phantom Pain. Kiefer Sutherland délivre une performance appréciable, même si, d’une, la voix de David Hayter est légendaire, et de deux, j’ai parfois eu du mal à comprendre ce qu’il dit (des S un peu fainéants nuisant à ma compréhension), mais dans l’ensemble, il semble être une bonne relève. Et puis une belle poignée de musiques accompagnent le tout. Here’s to yoooou…

Alors, oui, Ground Zeroes n’est qu’un prologue, une introduction à ce que nous réserve Metal Gear Solid V, mais c’est une sacré introduction, les amis… Sur ces quelques deux heures de mission, le scénario est loin d’être léger, et m’aura bien marqué (et mis en appétit !). Pour un fan de MGS, il vaut le détour, ne serait-ce que pour nous faire patienter, mais aussi pour découvrir et s’habituer aux nouvelles mécaniques de gameplay apportées par le monde ouvert. On a encore le temps de voir The Phantom Pain arriver, mais vous pouvez toujours vous procurer MGS V : Ground Zeroes pour patienter. Il devrait plaire à un panel relativement large de joueurs, étant donné qu’il est cross-gen, et qu’il propose pas mal de possibilités pour ce qui est du gameplay.

Snaaaaaaaaaaaaake!ment vôtre,
À plus !

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