[Test] Sniper Elite 4

La Seconde Guerre Mondiale est une source d’inspiration infinie pour les jeux de tir comme Sniper Elite, et comme c’est une série qui fonctionne plutôt bien (plus de dix millions d’exemplaires vendus), on a le droit à un nouveau volet ! Sniper Elite 4 nous présente une menace fasciste un peu trop confortable en Italie, une menace que l’on appréciera comme cible pour nos balles de sniper. Équipez votre fusil à lunette, on va voir ce que nous réserve le soleil méditerranéen !

Après une mission en Afrique du Nord (les événements de Sniper Elite III), Karl Fairburne, agent OSS, est de retour pour une mission qui l’envoie en Italie. Les nazis ont mis au point un prototype de missile radioguidé, un avantage tactique majeur qui pourrait signer la victoire du IIIe Reich. Il revient à Karl d’aider la Résistance italienne pour éliminer les fascistes, et par la même occasion, mettre un terme aux plans néfastes des nazis. Pas grand chose pour notre agent Fairburne !

Tout comme le volet précédent, le scénario posé n’est autre qu’une bonne excuse pour cribler de balles des nazis, et on n’en demande pas vraiment plus. Cela dit, l’histoire est crédible, et nous rappelle que c’étaient des situations similaires et bien réelles auxquelles les italiens ont dû faire face durant la guerre. On découvre une Italie sous l’emprise du fascisme et des petits groupes ayant formé une Résistance tant bien que mal. Ce n’est peut-être qu’un jeu, mais avec la réalité du contexte, je dois dire qu’il est plaisant de débarrasser l’Italie des nazis.

Le gameplay reprend la formule à succès de Sniper Elite, avec différents types de fusils à lunette, mitraillettes et pistolets, afin de pouvoir s’occuper d’ennemis à distance, en groupe, ou de près. L’approche furtive étant la plus intéressante (et donnant le plus de points d’expérience), j’ai tendance à laisser la mitraillette de côté afin de me faire discret, et m’occuper des ennemis un par un, principalement avec mon fusil, utilisant les sons ambiants pour masquer mes tirs. Ces sons sont présents à intervalles réguliers mais il est possible d’en créer aussi (notamment avec les générateurs) afin de ne pas être repéré lorsque l’on arrache la mâchoire d’un ennemi avec une balle. Les fameuses kill-cams, marque de fabrique de la série, sont plus précises et dévastatrices que jamais – on voit même les dents individuelles s’envoler ! On peut voir les dégâts de nos tirs au ralenti, les organes touchés ainsi que les os brisés. C’est très jouissif, et avec le terrain de jeu énorme, les tirs à longue distance sont diablement satisfaisants. Pour varier, on peut également poser des mines sur des routes de convoi, ou faire tomber des objets pour éliminer nos ennemis, en plus de pouvoir s’agripper à un rebord et faire tomber une cible en contre-bas (une nouveauté dans ce volet). Marquer les ennemis, les véhicules ennemis et les objets destructibles avec les jumelles est aussi très utile afin de pouvoir suivre l’activité ennemie et prévoir avec précision ses coups. Sachez qu’il est possible de débloquer des compétences pour Karl et son arsenal avec les points d’expérience et les différents défis propres à chaque arme, afin d’avoir quelques avantages considérables.

Le jeu propose des objectifs secondaires ainsi que des défis (faire un certain nombre de morts avec une arme particulière, par exemple), et plusieurs difficultés (dont une personnalisable) pour les joueurs avides de challenge. Il faut juste bien faire attention car pour certaines missions, l’objectif principal clôt le niveau, il faut donc prévoir son coup pour ne pas se retrouver avec une mission à moitié terminée. C’est frustrant mais des sauvegardes automatiques fréquentes sont faites, donc entre ça et les sauvegardes manuelles, on peut facilement se rattraper. Cependant, le jeu a une fois sauvegardé juste après que je sois tombé dans un glitch (et impossible de sauter pour remonter !), donc pensez à sauvegarder manuellement de temps en temps, au cas où vous vous retrouvez coincés… Bref, les objectifs secondaires ajoutent pas mal de matière au jeu qu’il serait regrettable d’oublier. Les documents à collecter, eux, sont nombreux, un peu trop même, et j’ai rarement pris le temps de les lire, malgré le fait qu’ils donnent un peu de profondeur au contexte du jeu.

Les environnements sont vastes, pour un terrain de jeu encore plus large comparé à Sniper Elite III. L’Italie est belle, colorée, ensoleillée, et pleine d’opportunités pour tirer sur de longues distances. Le jeu profite de textures assez détaillées et tourne jusqu’à 60 images par seconde (mais peut chuter en-dessous), ce qui est appréciable sur console, pour un jeu de tir où il faut être réactif. Avec de nombreux endroits pour se cacher et des zones surélevées pour avoir un œil sur la situation (surtout le premier niveau, qui fait un peu office de tutoriel), on a clairement un jeu qui propose une expérience de sniper intéressante. Cela étant, avec la possibilité de s’approcher pour attaquer de près, on peut également avoir quelque chose de plus classique comme jeu de tir, avec une I.A. plutôt indulgente, afin de pouvoir se défouler comme bon nous semble. Les niveaux sont variés, avec un village sur la côte ou un lac en pleine forêt, il faut donc s’adapter à chaque nouvelle mission – difficile de s’ennuyer ! Par contre, niveau musique, on s’ennuie un peu, avec quelques petits morceaux militaires, rien de bien poignant, mais on ne joue pas réellement à ce jeu pour sa bande-son. Ceci est compensé avec un sound design assez puissant, plein d’effets sonores lors du ralenti quand on tire avec le fusil à lunette. Du gore auditif bien sale comme on aime !

Sniper Elite 4 livre une expérience quelque peu améliorée par rapport à son prédécesseur, avec un gameplay donnant plus d’opportunités pour tuer nos ennemis, dans des niveaux plus larges, avec des tactiques plus ou moins bien pensées (je me fais toujours repérer à un moment ou un autre…). L’I.A. ennemie est variable et peut-être parfois un peu trop clémente mais globalement il y a assez de difficulté pour que l’on n’ait pas l’impression de traverser les niveaux comme un tank. Vous pouvez tout de même jouer en co-opération en ligne si l’envie vous prend, ou en compétitif (n’ayant pas d’abonnement PS+ pour le moment, ces aspects ne sont pas abordés ici). Bref, un jeu de sniper un peu moins linéaire qui permet de se défouler sur les headshots et autres organes vitaux dans de grands espaces ensoleillés. Sniper Elite 4 est disponible pour tous les fans du genre !

Élitement vôtre,
À plus !

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