[Test] Prey : Mooncrash

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Si vous avez, comme moi, fortement apprécié le récent Prey, vous devriez être ravis d’apprendre la sortie de l’extension Prey : Mooncrash, qui, comme son nom l’indique, nous met sur la Lune – rien que ça… Cependant, on a un gameplay un peu différent, puisque c’est un roguelike – chaque partie est différente. Je vous propose donc d’enfiler votre combinaison spatiale, on va explorer cette station lunaire ensemble !

Sam dans le film Moon étant confus et incrédule
Quand on meurt bêtement pour la huitième fois…

Nous nous réveillons dans une station spatiale avec une surface habitable digne d’un appartement d’étudiant parisien. Des données de la base lunaire Pytheas ont été interceptées par KASMA, une entreprise qui espionne sur TranStar. C’est à nous d’explorer cette base par le biais d’une simulation en réalité virtuelle, en incarnant un des cinq rescapés. Chacun ayant des attributs particuliers, il faut assurer la survie de son protagoniste et le guider vers la sortie…

Je ne savais pas que Mooncrash était un roguelike avant de le lancer donc j’étais un peu déçu en apprenant que l’histoire serait moins développée que le jeu de base. Je trouve cependant cela fort intrigant de nous proposer une aventure sur la lune dans l’univers de Prey. Bien que peu soit finalement à raconter, on a quand même un fil narratif qui vient motiver le joueur afin d’en découvrir plus. La rejouabilité permet de débloquer de nouveaux (minimes) aspects scénaristiques mais on ne peut pas vraiment se satisfaire d’une histoire étoffée ici. Mooncrash réutilise beaucoup de choses issues de Prey, dont la musique et les effets sonores. On a droit à quelques dialogues et personnages supplémentaires, cela dit donc ce n’est pas un recyclage bête et méchant. Graphiquement, rien n’a changé mais on peut par contre admirer la lune d’un poil plus près – c’est loin d’être moche.

Le gameplay est identique, sauf que si notre personnage meurt, il faut recommencer la partie du début (c’est tout l’intérêt des roguelikes) et recommencer le sauvetage des cinq personnages. Ayant été coincé sous un escalier, mourir comme ça après 25 minutes de jeu peut être frustrant mais sinon c’est prenant. Suite à ma première partie, j’ai eu pour seule envie d’en faire une de plus pour découvrir d’autres facettes de ce jeu (chaque sauvetage débloque un des cinq personnages). Avec l’exploration encouragée pour améliorer son équipement (neuromods, armes…), on peut facilement se retrouver dans une zone où la récompense est intéressante mais le danger est élevé également. Au moins la gravité lunaire permet d’utiliser des chemins un peu plus insolites que sur TALOS I (avec le « jetpack » on s’amuse bien !). De plus, la difficulté du jeu augmente plus on reste longtemps dans la simulation, avec plus d’ennemis, plus coriaces. Je ne suis pas friand des jeux où l’on recommence souvent mais je vois bien l’attrait ici, ça me semble justement dosé pour que la difficulté et la prise de plaisir fonctionnent en tandem. Il faut simplement bien se préparer avant chaque simulation (avec des points à dépenser), car un objet ramassé n’est plus disponible pour le personnage suivant, à moins de réinitialiser complètement la simulation.

Mooncrash reprend avec brio les bases posées par Prey, avec des parties courtes mais rejouables plus de fois qu’une longue aventure. Je pense qu’avec un esprit bien tactique, on peut trouver son compte et prendre un malin plaisir à sauver les cinq personnages par diverses méthodes. Ayant plusieurs possibilités à chaque fois, et nos neuromods étant préservés, rejouer apporte son lots d’avantages, et peut-être le moyen de se débarrasser de ce requin lunaire… Prey Mooncrash est disponible en DLC et dans l’édition deluxe.

Lunairement vôtre,
À plus !

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