[Test] Wolfenstein : The New Order

Il m’a fait de l’œil assez longtemps, celui-là ! Je ne me le suis pas procuré de suite, ayant d’autres chats à fouetter, mais parfois la chance fait bien les choses… Suite à un concours chez aquab0n, je me suis vu remettre une clé Steam pour Wolfenstein : The New Order (merci à lui – allez voir son blog, c’est cool là-bas et y’a parfois même des concours sympas comme ça !), et le massacre allait pouvoir commencer. Après le téléchargement, bien sûr. Deux jours pour télécharger les 40 GB de données – bon sang, j’ai une connexion de merde. Mais la patience est la meilleure arme du guerrier, et le guerrier avait envie de buter du Nazi. Los geht’s!hanslanda
L’histoire se déroule en 1946, la guerre fait rage et les Nazis ont l’avantage grâce à leurs avancées technologiques. Comme vous pouvez l’imaginer, c’est une réalité alternative dans laquelle le jeu s’ancre. On incarne le capitaine William Joseph « B.J. » Blazkowicz, un soldat des forces spéciales américaines, qui mène une attaque contre une forteresse d’armes qui s’avère aussi être le laboratoire d’un scientifique Nazi fou, appelé Deathshead. Ils ratent leur attaque et survivent de justesse, cependant, Blazko se prend des éclats d’obus dans la tête et tombe dans un coma. À son réveil près de 14 ans plus tard, il n’a plus qu’une idée en tête : tuer tous les Nazis, qui dominent à présent le monde…

Commençons par l’aspect scénaristique de The New Order, qui est ici étonnamment poussé pour un FPS. Non seulement l’histoire est intéressante, mais les personnages sont attachants – cas rare pour un jeu de ce genre. Certes, on bouffe du Nazi à toutes les sauces chaque année dans le jeu vidéo, mais avec sa réalité alternative, cet épisode de Wolfenstein a le petit plus qui lui permet de retenir mon attention. Sur une dizaine d’heures, on a quelque chose d’assez développé, qui maintient un intérêt constant pour le joueur tout au long du jeu ; une bonne durée de vie sur une histoire bien rythmée. Alors oui, ça reste un conflit noir et blanc, mais ce n’est pas raté pour autant.

Pour ce qui est des personnages, on a une belle brochette composée de résistants divers et variés, dont notre héros, un muscle géant aux yeux bleus qui n’a aucun mal à se faire passer pour un Nazi pro-aryen. Mis à part qu’il s’exprime toujours en murmurant ses pensées, B.J. est un homme avec une quête honorable, et on l’assiste avec plaisir pour débarrasser la Terre des Nazis. Ses alliés sont aussi de bons éléments de l’intrigue, avec un objectif commun mais non sans tensions… après tant d’années sous la doctrine nazie, ça peut se comprendre – mais il savent aussi déconner par moment. Ces personnages s’intègrent à l’histoire et la développent tous à des degrés variables, y compris les antagonistes, ce qui forme un ensemble bien fourni.

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Le gameplay est classique pour un FPS mais présente des mécaniques qu’on accueille à bras ouverts. Par exemple, on peut choisir de soit tirer dans le tas, soit y aller de manière discrète, s’infiltrer sans se faire repérer. En difficulté normale, l’intelligence artificielle des ennemis est assez indulgente, du coup j’ai pu me faire plaisir sur l’infiltration avec mes couteaux ou mes pistolets silencieux – extrêmement efficace, d’après moi. Cela dit, il faut parfois combattre le feu par le feu, du coup on sort les deux fusils d’assaut lourds en akimbo (un dans chaque main) et on démembre les vilains Nazis à coup de balles. Miam. Le panel d’armes est vaste et intensément jouissif, surtout avec les armes créées par les ennemis qui tournent autour du Tesla (en gros, c’est électrique). Exploser un ennemi ? C’est possible, et c’est un beau spectacle.

Au niveau du son, une très bonne surprise également. Dès le menu, on a le droit à une musique Metal (qui finit sur une mélodie de guitare classique) que j’ai adorée. Tout au long du jeu, on a le droit à de jolis morceaux, parfois assez violents, parfois orientés synthé, et parfois quelque chose de plus calme, comme une guitare avec un léger accompagnement à la batterie, ce qui m’a rappelé l’ambiance de certains morceaux de The Last Of Us – très plaisant, donc. Le sound design est également une belle réussite, avec des sons puissants et très satisfaisants. Les armes font des bruits bien jouissifs, surtout le laser Tesla, enfin… je n’en dis pas plus. 😀

Le côté graphique est très bon, j’ai pu mettre presque tous les paramètres à fond, et mon PC a déjà deux ans. Il y a de beaux effets de lumière, ainsi que de belles textures, même si certaines zones sont un peu moins travaillées que d’autres – une chose est sûre, chaque niveau est différent et émerveille le joueur. Les niveaux sont semi-linéaires, dans le sens où on va forcément d’un point A à un point B, mais il y a plusieurs chemins qui permettent de s’y rendre (souvent, un bourrin et un discret). Bon nombre de détails sont visibles, jusqu’à la lunette du fusil de précision qui comporte des inscriptions. Et les développeurs ont fait un très bon travail pour ce qui est de l’architecture globale des niveaux, qui sont, pour la plupart, bondés de croix gammées. On ressent la terreur nazie avec leurs énormes bâtiments de béton, froids et imposants.

Finalement, Wolfenstein : The New Order réussit son pari. Contrairement aux nombreux récents FPS, ce jeu a un scénario qui intéresse le joueur, une ambiance propre et maîtrisée, des personnages creusés et une atmosphère sonore bien fournie. On ne s’ennuie pas, grâce à un arsenal complet et des cibles de tir vivantes (lire : des Nazis), même si les soldats / robots donnent parfois du fil à retordre ; le jeu n’est pas toujours facile. Le jeu me faisait de l’œil, et ce, à juste titre. Je me suis bien amusé de bout en bout, et je recommande chaudement The New Order aux joueurs qui veulent découvrir un jeu qui souffle un vent de fraicheur sur les FPS.

Brutalement vôtre,
À plus !

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